PENTECOTE 2025

​​Parler en langues

Frères et sœurs, si vous êtes là pour cette messe de Pentecôte, c’est que, d’une certaine façon, vous cherchez l’excellence.

Noël, c’est la fête de l’admiration, de l’étonnement; notre monde est percé par une lumière pure brillante comme une petite étoile.
C’est l’oeuvre du Père qui envoie le Fils.
Pâques, c’est la fête de la libération, ( pas celle de telle ou telle guerre, mais la libération de la fin des temps) fête de la grandeur.
‘Enfin ! ça y est ! on peut respirer par la Résurrection.
On peut sortir de l’air vicié de notre monde.
C’est l’œuvre du Fils qui entre pour nous dans la Gloire.
Pentecôte, c’est l’excellence… c’est le silence juste après la dernière note de la symphonie et juste avant l’explosion des applaudissements.
L’instant de plénitude et d’harmonie. Tout est accompli.
L’Église sort de sa chrysalide…
C’est l’œuvre du Saint Esprit, de la circulation d’amour entre l’Amour et l’Amour…
L’amour Père et l’amour Fils.
Entre l’Amour qui engendre et le même Amour qui répond et se donne dans une joie infinie d’être aimé.
Et bien c’est lui ! cette plénitude jaillissante de lumière et d’amour qui vient communiquer son éternité… à notre terre.
Dans nos pauvres âmes.

On a le droit, frères et sœurs, de goûter à l’excellence.
Évidemment, ça nous fait un frisson.
Par le Saint Esprit , notre image  de Dieu, dans notre âme très intérieure, trouve sa correspondance.
Disons, son éclosion.
Et c’est pour ça alors que tout notre être peut être activé dans ses meilleures possibilités.
Mais cela c’est une œuvre que nous ne pouvons pas fabriquer, que nous ne pouvons pas imaginer.
C’est l’inspiration créatrice uniquement de Dieu qui vient pénétrer et enveloppé notre cœur embué, ’emboué’ ( ’emboué’,  c’est-à-dire lourd de la boue de la nature humaine et du péché humain..)
De la Pentecôte vont jaillir toutes les œuvres qui viennent couronner l’oeuvre du Christ.
Mais il ne s’agit pas d’œuvres bonnes et pieuses.
Nous comprenons que nous sommes fils…! C’est une autre affaire.

Être fils, c’est quand même d’une autre mouture que de faire des ‘œuvres bonnes’.
Le serviteur ou l’esclave cherche à faire des œuvres bonnes; le fils il attend la tendresse du Père.
C’est une caresse pour notre cœur abîmé, une caresse qui sauve tout, même si notre cœur reste blessé.
C’est quand même fou…
l’Esprit, le Saint Esprit, attendrit, c’est-à-dire ‘rend tendre’ notre cœur. Et pur …
Ce n’est pas étonnant qu’il fasse couler des larmes, douces.
On pourrait penser qu’une rencontre sentimentale fasse fondre notre cœur, hé bien, non, c’est l’Esprit Saint qui fait fondre.

« Mais il est trop haut le Saint Esprit  ! il est trop perché! » diront certains.
En fait, ceux qui n’ont pas le Saint Esprit pensent ainsi?
Parce que l’Esprit Saint il est l’esprit de vérité, et la vérité de notre cœur c’est qu’il est pauvre et qu’il a besoin de pleurer de pardon et de désir de communion.
Sa vérité, c’est qu’il a besoin, non pas de faire de ‘bonnes choses’, mais d’appeler un Père.
De trouver son père.
Ne l’oublions pas, l’Esprit Saint est le lien d’amour entre le Père et le Fils.
Si on touche l’Esprit Saint ou plutôt si on se laisse toucher par lui, pénétrer, on entre dans la reconnaissance de la tendresse du Père, nécessairement; et cette tendresse, elle va couler, c’est le psaume ( 133 ) qui le dit comme un parfum qui descend sur la barbe d’Aaron, elle va couler sur nos frères.

Tant que le chrétien n’est pas fini par le Saint Esprit , c’est un chrétien très fragile.
C’est un chrétien qui toutes les 5 minutes n’est plus chrétien.
Mais le Saint Esprit  peut venir finir un cœur qui n’est pas fini.
Un cœur blessé.
Il peut donner la joie à un cœur qui pleure.
Ou plutôt il vient ouvrir la voie à  un cœur qui ne refuse pas la tendresse du Père.
La tendresse du Père c’est la grâce qui fait battre notre cœur sur des accords d’éternité.
Ce qu’on attend tous en fin de compte.
Ça c’est le génie du Saint Esprit .
Il peut donner la force à un cœur qui va comme il peut avec ses extrasystoles et ses silences inquiétants et qui ne peut même pas mettre un pied devant l’autre sans trébucher.
Il peut donner la lumière, comme une aurore boréale, à une âme qui navigue dans les ténèbres.
Il peut donner de la douceur à un cœur qui a peur de tout ou qui est violent de tout, même contre lui-même.
À quelqu’un qui croit tout savoir, c’est-à-dire à quelqu’un qui n’a pas de jugement, parce qu’à quelqu’un qui croit tout savoir manque inévitablement de la noblesse d’esprit..
Et bien à quelqu’un qui n’a pas de jugement, le Saint Esprit  peut donner l’intelligence,  c’est-à-dire l’humilité.
C’est l’humilité qui est la plus belle des sciences.
Alors nous est révélé que tout ce qui n’est pas Dieu, c’est du vent.
Il y a rien de plus difficile pour Dieu que de donner  l’intelligence à quelqu’un qui n’a pas l’intelligence, c’est-à-dire qui se croit intelligent.
Le Saint Esprit peut y arriver !
Et puis le Saint Esprit, en même temps, il peut rendre claire notre foi. Il peut effacer nos doutes.
Pas par nos logiques fumeuses, mais en engageant notre être dans la communion à Celui qui est Vérité.
C’est complètement inédit.
Inutile de chercher des similitudes dans le monde.
Le monde il est largué avec le Saint Esprit .
Le Saint Esprit emprunte toujours l’itinéraire du cœur pour pénétrer l’intelligence.
Il n’y a que lui qui peut faire ça.
Et enfin, à celui qui cherche dans tous les sens quelques satisfactions, l’Esprit Saint enveloppe son cœur d’une saveur qui est la présence de Dieu.
Et qui comble toute frustration.
Il n’y a que l’Esprit Saint qui nous donne le goût de l’amour de Dieu.
Ce goût qui nous rend affamé de l’intimité éternelle.
Vous les avez reconnus, frères et sœurs, je viens d’évoquer les sept dons du Saint Esprit qui nous ouvrent le Ciel pour nous permettre de communier à un bonheur qui est plus grand que nous.

Vraiment, la Pentecôte c’est la fête qui réveille notre pauvreté, qu’on pourrait nommer plus justement de la misère, pour nous dire intimement :« tu es choisi(e). le Seigneur te veut dans son intimité d’un amour privilégié. »
C’est un peu comme si une bourrasque qui vient du ciel découvrait à la toute petite fourmi qui ne pèse rien, qu’elle a la puissance de déplacer la montagne au pied de laquelle elle vit.
En fait de déplacer la lourde montagne de son cœur dans la case bonheur.
Et bien ça, il n’y a que le Saint Esprit  qui peut le faire.
Ouvrir un cœur qui n’a jamais été ouvert.
Mais pas l’ouvrir pour une demi-heure, et puis s’en va…
L’œuvre du Saint Esprit elle se fait tellement en profondeur que tout ce qu’il fait c’est pour l’éternité, d’une œuvre qui demeure.
Cependant, des trois, le Père le Fils ou le Saint Esprit, c’est ce dernier qui passe le plus ni vu ni connu.
 » quand le Saint Esprit  nous a donné sa carte d’invitation, le Père et le Fils peuvent établir leur demeure dans notre âme.
Évidemment, comme nous sommes très maladroits, ils cachent leur présence pour qu’on ne salisse pas tout.
Ils la cachent dans l’obscurité de la foi, et ils la cachent dans l’éblouissement de la grâce.

Ça a l’air peut-être incompréhensible ce que je dis, mais ne sommes nous pas le jour où l’on peut parler en langues …?
Alors si vous n’avez pas bien compris, chers frères et sœurs, dites-vous simplement que le curé il a parlé en langues.
Ça paraît très curieux, mais aujourd’hui c’est possible, c’est un effet aussi, surérogatoire, du passage du Saint Esprit …..
Un petit luxe !
Vous pourrez donc dire que, une fois dans votre vie, vous avez véritablement entendu quelqu’un parler en langue……. !

Mais si vous voulez retenir quelque chose, j’arrête de parler en langue..
Dites-vous que le Saint Esprit n’attend qu’une chose :
Que nous soyons décidé à nous convertir, à changer, et que nous lui demandions avec insistance.
Il se charge du reste.
Sinon, les dons du Saint Esprit  :
‘ niet ‘! 

SEPTIEME DIMANCHE DE PÂQUES 2025

« viens! », « oui, je viens…»
«   viens, Seigneur Jésus ! »
On dirait qu’il y a comme une obsession.
Et Jésus… veut qu’on devienne parfaitement un…» Là-dessus, je crois qu’il souffre toujours.
Étienne, lui, a trouvé le chemin…

« voici que je contemple les cieux ouverts et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu »
Mais qu’est-ce qui nous apparaît dans tous ces textes, en perspective ?
Et bien justement, il apparaît que notre vie ne se suffit pas, et que le dernier cri de l’homme c’est  : « viens » !
Au terme de notre vie, au terme de notre monde, au terme de nos désirs, nous attendons un accomplissement.
Au terme de sa vie, notre chien, le lapin des champs, le rossignol ou le moustique, n’attendent rien.
L’homme, lui, attend, au-delà…
Ces textes qui nous ouvrent a une beauté finale.
Il y a quelque chose en nous qui est avide, comme une nostalgie, d’une beauté parfaite, d’une jouissance sans fin.
Nos petites jouissances d’un moment, même si elles durent 30 ans, sont toujours insatisfaisantes, surtout quand elles sont basées sur des abrutissements.
Ce désir qui brûle dans les profondeurs c’est ce qui fait l’homme.
Si l’homme ne va pas jusqu’à lui, il n’existe pas à sa hauteur d’homme.
Il devient animal, avec une vie de poussière parmi les autres poussières des astres et du vent.
Mais il y a en nous une faim, une faim d’être infini, en permanence.
Comme une vague de fond qui vient du secret de notre âme.
On ne la voit pas, mais c’est elle qui fait les grands remous de surface.
Parfois elle signe, mais le plus souvent elle ébranle les profondeurs de notre personnalité, sans donner son nom.
Et on a de cesse de plonger dans cet océan de joie.
Voilà pourquoi l’homme est si mal quand il regarde le bout de son nez, le bout de ses intérêts ou le bout de ses souffrances.
Parce qu’il refoule la vague de fond.
Et refouler la vague de fond de nos désirs, ça demande des énergies démesurées, et ça provoque maladies et souffrances.
Et voilà pourquoi l’homme est si bien quand il goûte quelqu’avant-goût de la vie éternelle.
Quand une étincelle de grâce le fait frémir jusqu’au fond de lui-même.
Il sait qu’il ne peut pas bénéficier de la vague de fond immédiatement, mais il la rejoint par une étincelle, un avant-goût d’éternité, qui est en fait une expérience d’union avec la divinité.
C’est pour ça que l’homme est fait.
Et quand il fait cette expérience, tous les remous de surface ne lui font plus peur parce qu’il devient obsédé par le désir de la vague de fond.
« viens »
Un chrétien c’est celui qui dit « viens ».
Et rien d’autre ne l’intéresse.
Tout le reste c’est de la paille qui brûlera au feu.

Ce « viens », on peut le décliner de nombreuses façons.
Quand on demande pardon, on dit  « viens Jésus ».
Quand on va communier, par le fait même, on dit « viens ».
Quand on se marie, c’est pour dire à Jésus : « viens en lui, viens en elle ».

Et il y a 3 degrés, 3 façons de dire « viens ».
Il y a la façon : ‘ fais-moi plaisir.’
C’est-à-dire ‘calme mon désir’.
Et toute notre vie nous essayons de calmer nos désirs.
Parce que le désir fait mal.
Le désir peut même nous faire perdre la tête de douleur.
Généralement, on veut le calmer.
J’ai faim… je mange.
J’ai envie… de boucles d’oreilles, de chaleur, de découvertes, alors je m’achète des boucles d’oreilles, je vais à la plage, j’achète un billet pour les Caraïbes.
C’est ce que la Bien-aimée dans le Cantique des Cantiques appellent ‘les petits renards’. (2, 15)

Ils peuvent même être des grâces sensibles. Ils peuvent nous évoquer Dieu.

Ils nous occupent un instant, ils nous soulagent, et puis d’autres désirs se creusent. Et on aura besoin d’autres petits renards.

C’est le premier degré.
« viens », « viens », et 100 fois par jour le désir se creuse et trouve, ou ne trouve pas, sa satisfaction.

Il y a un deuxième degré de désir qu’on peut nommer par son nom ‘d’amour’.
C’est celui qui cherche une permanence.
Et la permanence elle ne se trouve qu’au fond de notre âme.
Une âme éprise d’amour cherche un repos durable.
Je devrais plutôt dire une paix durable.
C’est la paix du Christ tout simplement, que le monde ne connaît pas.
La paix du Christ c’est le vide de la solitude en nous qui est comblé par une Présence.
Comblée par un amour qui est toujours dans un mouvement de croissance.
Or, pour atteindre cet amour qui est autrement plus nourrissant que les petits renards, il faut accepter de ne pas combler les désirs de la chair.
Pas uniquement notre sensibilité, nos sentiments, nos pulsions, mais aussi notre psychologie et nos curiosités de tous les jours.
Quand on accepte de rester insatisfait, inassouvi, alors on peut ouvrir la porte des profondeurs de notre âme qui sera comblée de paix.
C’est très difficile d’ouvrir cette porte, surtout quand on est jeune, et surtout si l’on prête attention à toutes les sirènes si séduisantes de notre société.
C’est un signe que l’on entre dans la paix profonde de l’esprit, que de porter nos désirs sans les assouvir.
C’est un signe de la grâce, de maturité spirituelle.
Avant que la présence de Dieu pénètre notre âme, il y a toujours les grands remous des frustrations.
Si l’on essaye de tenir la barre vaille que vaille dans les grands remous des désirs inassouvis alors Dieu nous fera goûter la paix très douce de sa présence lumineuse.
Il restera toujours cet appel : « viens » mais il sera une douce plainte comme une musique de fond paisible.

Et enfin, il y a le troisième degré.
Parce que notre âme ne se suffit pas de cette plainte.
Elle veut l’union avec son Dieu, avec celui qui est source de son être.
L’union éternelle.,
Et cette union elle ne sera qu’au retour du Christ.
C’est le cœur à cœur avec Dieu que l’on attend en tant que chrétien dans l’espérance.
Ou tout autre désir sera oublié.
C’est le  « viens » du texte de l’Apocalypse d’aujourd’hui.
C’est aussi le  « viens » de Saint Étienne qui contemple les cieux ouverts.

On retrouve ces différents degrés d’attente et de joie chez les artistes.
Par exemple dans la poésie de Jules Supervielle.
« être homme ou minéral, d’air pur ou de tourment c’est attendre quelqu’un qui tarde à s’éveiller. »
C’est le deuxième degré,  « où l’âme vient à la lumière.»
Et puis dans un autre poème, il écrit :
« un instant dont l’homme est maître, au point le plus secret du cœur, noue et dénoue l’éternité ».
J’ajouterai, quand l’homme a trouvé le sentier de la prière..
Alors oui, Dieu se plaît à venir, à le rassasier de sa grâce et de sa paix.  

ASCENSION 2025

Première lecture : les Actes des Apôtres.
L’Évangile : l’Évangile selon saint Luc.
Tiens… qui a écrit les Actes des Apôtres ?
Il ne s’en cache pas. C’est Luc.
C’est le même Luc.
Qui nous donne une leçon.
Une leçon de lecture de l’Ecriture Sainte et d’Esprit Saint.
Luc, le médecin, historien, méticuleux.
Compagnon de Paul, mais ça c’est une autre affaire.
C’est Luc, et lui seul – ça montre l’application qu’il a mise dans sa recherche – lui seul qui relate l’enfance de Jésus.
Donc… Luc conclut son Évangile par le récit de l’Ascension.
Dernier acte de l’Évangile selon saint Luc :
‘ Jésus prend les apôtres. Il les emmène sur la colline en direction de Béthanie, à l’est de Jérusalem. Il leur parle. Les bénit. Et disparaît pour toujours. Ou presque, puisqu’il reviendra. Mais enfin, il y a encore un peu attendre, puisque c’est à la fin des temps.
Il les bénit et ils repartent tout joyeux annoncer la Bonne Nouvelle, l’immense nouvelle, la nouvelle de la fin des temps et de la lumière divine sur le monde.’
Voilà comment se termine l’Évangile écrit par Luc.

Et puis Luc a envie de raconter ce que lui-même a vécu de près, lui et ce que lui a raconté Paul.
Et il fait une introduction aux Actes des Apôtres.
Et il reprend le même épisode.
Le départ de Jésus.
L’introduction des Actes des Apôtres c’est la conclusion de son Évangile.
Mais il l’écrit différemment.
Sa conclusion était toute simple.
Son introduction des Actes des Apôtres est plus douloureuse. Et plus travaillée.
Avec des nuances qui vont rebondir sur ce que sera le vrai départ, c’est à dire la fête de la Pentecôte.
Et là, le tuilage entre les deux textes ne se fait pas complètement.
La petite promenade vers Béthanie, elle n’existe plus.
C’est au cours d’un repas que Jésus va partir.
La joie chez les apôtres, elle n’existe pas non plus.
Il va falloir attendre plusieurs jours, la venue très spéciale de l’Esprit Saint, qui va être le baptême de l’Église.
Au contraire, les apôtres sont inquiets, et même, ils ne comprennent pas.
Et même, dans les Actes des Apôtres, les disciples ne sont pas encore ajustés à la grâce de Dieu.
Qu’est-ce qu’écrit Luc dans l’Evangile … ?
« il les bénit. Ils se prosternent devant lui,
puis ils retournent à Jérusalem, en grande joie. Et ils étaient sans cesse dans le Temple à bénir Dieu. »
Très bien, et dans les Actes ? :
« Seigneur, demandent-ils, est-ce maintenant le temps
où tu vas rétablir le royaume pour Israël ? »
Jésus leur dit: « ce n’est pas fini.
Vous ne comprenez pas encore, mais ça va pas tarder. »
Et puis deux hommes, deux anges, finissent de les secouer en leur disant :
« bougez-vous ! c’est bon… il n’y a plus rien à voir, retournez chez vous »
Le même événement, traité très différemment par le même témoin, Saint Luc.
En raccourci pour l’Évangile. Tout en finesse psychologique dans les Actes des Apôtres.
Ce qui nous intéresse ce n’est pas l’analyse, c’est le passage de la grâce de Dieu à travers ces textes.
Et le passage de la grâce de Dieu à travers ces textes, c’est le passage de l’Esprit Saint à travers nos yeux et à travers notre cœur qui nous le garantit.
Ça c’est beau, c’est grand.
Ça nous indique comment lire la Bible.
On lit la Bible en étant aux aguets non pas du sens logique, mais du passage de Dieu.
( ça veut pas dire que le sens logique est absurde, mais il permet simplement la respiration de l’Esprit, jusqu’aux poumons de notre intelligence )

Et c’est à ce moment-là que l’Esprit Saint peut envelopper et irriguer notre cœur, notre cerveau.

Alors je voudrais simplement rebondir sur la question des apôtres à Jésus ressuscité.
« Seigneur, est-ce maintenant le temps où tu vas rétablir le royaume pour Israël ? »
Les apôtres ont encore dans la tête une conception qui n’est pas finie, une conception erronée de la mission et de la personne de Jésus.
Alors qu’ils ont vécu plusieurs années avec lui !..
Erronée parce qu’ils cherchent quelque chose d’établi.
‘Rétablir le royaume’…
Ils n’ont pas compris que le royaume, il est déjà là.
Que le Royaume des cieux ne ‘s’établit’ pas.
Que le Royaume des cieux, c’est un flot qui inonde invisiblement les cœurs.
Première erreur.
Et deuxième erreur :
‘Pour Israël’…
Ils n’ont pas compris, et ce sera la douloureuse et bienheureuse découverte de Paul, que la grâce de Dieu est devenue universelle.
Elle est pour toutes les nations.
Et que la Bonne Nouvelle du pardon des péchés, de la Résurrection glorieuse du Christ, de l’union à Dieu, elle n’est pas pour Israël, en tout cas elle n’est pas pour Israël d’aujourd’hui, elle est pour tous les pauvres de toutes les nations. Pour les pauvres uniquement, et certainement, pour Israël, quand il sera devenu pauvre… à la récapitulation de l’Histoire.
La Bonne Nouvelle, elle est pour tous ceux qui demandent pardon.
Et bien ça, les apôtres, ne l’ont pas compris.
Et Jésus une nouvelle fois avec douceur, leur dit qu’ils sont trop petits, trop courts dans leur vision.
Et que le baptême de l’Esprit Saint, ( la confirmation, c’est un baptême d’Esprit Saint), que les dons du Saint Esprit vont achever en eux la compréhension du mystère divin, la beauté de la présence de Dieu pour l’Église, et la grandeur du souffle de la grâce.

Et c’est pour ça que le départ de Jésus doit ouvrir à une nouvelle joie, qui n’est pas immédiate dans les Actes des Apôtres.
Parce que, vivre avec Jésus, c’était un premier baptême, mais les apôtres ont encore le nez dans le guidon.
Retrouver Jésus par l’Esprit Saint, c’est la dernière libération.

Et cela nous donne une leçon à nous, aujourd’hui.
On n’est pas chrétien parce qu’on est chrétien.
On peut être un chrétien qui n’a pas encore tout compris.
Un chrétien qui s’accroche.
À quoi ?
À une grâce dont nous ne voulons pas nous déposséder, qui devient une grâce fossile.
À une image de chrétien que nous pensons avoir ‘acquise’, ‘établie’.  (!)
Acquise par nos dévotions.
Acquise par les sacrements.
Ou même par notre fidélité.
Acquise par notre savoir de certaines vérités.
Acquise tout simplement parce que nous faisons partie, – en tout cas nous le croyons – de l’Église.
Et en fait nous n’avons rien compris.
Il nous faut perdre nos sécurités pour que l’Esprit Saint vienne enflammer nos cœurs du don de son amour.
Le moment où les apôtres voient Jésus s’en aller au Ciel, c’est le moment le plus triste, où ils perdent tout.
C’est le moment où ils doivent mourir de tout ce qu’ils ont vécu pour que ressuscite la joie de l’Église naissante.
Notre vie chrétienne, notre vie d’Eglise aujourd’hui, à nous, bons chrétiens qui venons à la messe le jour de l’Ascension, on peut se dire qu’elle n’est achevée dans la joie de l’Église, que si on admet de faire l’expérience de la perte de quelque chose dans notre vie.
Si on a fait l’expérience d’un échec, d’une mort, l’expérience du mystère de l’incompréhension pour un amour qui nous était promis ou cher.
Mais ça ne suffit pas…
Cette expérience doit être illuminée par l’Esprit Saint.
Alors oui, nous sommes l’Église… si nous sommes sortis de cette conception figée de la vie chrétienne, qui est une tentation à la stérilité, pour être vacciné par l’Esprit Créateur, l’Esprit Défenseur, l’Esprit de liberté et de force, l’Esprit de la joie de l’amour.
Ce fut peut-être le plus constant message de notre Pape François.
De libérer l’Église par l’abandon de ses rôles établis.
Quand l’Esprit Saint frôle notre cœur de sa pureté d’amour, alors notre cœur est blessé et brûlé, mais il est devient force et lumière de l’Église du Christ pour toutes les nations.
Nous devenons alors de véritables témoins.

CINQUIEME DIMANCHE DE PÂQUES 2025

‘J’ai vu un ciel nouveau et une terre nouvelle…’ Le premier ciel, la première terre… Y’a plus !
Et ce ciel nouveau, il enfante quoi ?
Une ville nouvelle. La terrestre c’était Jérusalem, la ville du temple de Dieu, la demeure du Très- Haut. Elle a fait son temps. La nouvelle, qui descend, c’est une autre ville qui est bizarrement, non pas une
soucoupe volante, mais une femme ; davantage même… une épouse. Comme la première Jérusalem elle est la demeure de Dieu. Mais pour la première Jérusalem, Dieu y était pour se rapprocher des hommes. La nouvelle, ce sont les hommes qui sont élevés jusqu’à Dieu. Elle est enveloppée d’un ciel nouveau. Tout resplendit de grâce. Ça c’est autre chose. La première Jérusalem, elle n’était pas épouse. Elle était fiancée. Son promis venait la visiter chez ses parents. La seconde Jérusalem, elle est épouse. Son mari l’emporte dans le ciel nouveau. Enfin, c’est une épouse qui n’est pas encore épouse, parce qu’elle est prête pour
ses noces… Ça va pas tarder. Mais son mari, c’est qui?
Hé bien, justement, il n’y en a qu’un. Le Seigneur Dieu. Le Roi. Celui qui trône. Celui qui veut faire toutes choses nouvelles… Saint Jean a vraiment une fécondité d’expression hors du commun. Il faut dire que ce message de l’Apocalypse est l’avant dernier chapitre de la
Bible. On est tout proche de l’ultime acte divin dans sa Création :
La glorification de l’humanité toute entière. Enfin, disons, de tous les élus. C’est quand même pour cela que nous marchons, si lentement il est vrai, sur cette
terre. Pour arriver à ce bout du bout de notre joie, de notre accomplissement. Mais ce dimanche, on n’a que du nouveau. Un ciel nouveau, une terre nouvelle, toutes choses nouvelles. Et Jésus nous livre un commandement nouveau :  » Comme je vous ai aimés, aimez-vous … » Ce n’est pas n’importe quel amour. On peut dire aussi que la glorification de Dieu par Jésus, et de Jésus par le Père, est quelque chose d’unique et de nouveau.

Nous sommes, frères et sœurs, des messagers du ‘nouveau’. On présente l’Eglise comme une lourde machine qui traîne derrière le monde, qui
freine, un peu, beaucoup – ringarde – les projets innovants de notre monde
lumineux… Très bien, quand on la regarde de dehors… Effectivement, sa façade semble plutôt tradi et même un peu décrépie. Mais celui qui ouvre la porte sait, je dirais presque ‘à ses dépens’, que l’Eglise est
époustouflante de nouveauté et de surprises. Pourquoi ‘ à ses dépends ‘ ?
Parce que, pour encaisser la nouveauté de l’Eglise et de la Bonne Nouvelle du
Christ, il faut se convertir… Changer de régime. Il faut adapter notre regard à la nouveauté. Les ringards, les vieux je dirais, ce sont ceux qui ne voient rien de l’intérieur de
l’Eglise. Alors cette nouveauté, qui est déjà là, mais qui va s’inscrire définitivement dans
l’éternité quand le premier Ciel disparaîtra, quelle est-elle ?
Hé bien non… Ce ne sont pas les martiens !
Les martiens c’est vraiment trop éculée comme imagination. Ce sont les hommes, les femmes, illuminés de la grâce, devenus Dieu. Par participation à sa nature, divine. Ça c’est neuf ! « aimez -vous les uns les autres, « , c’est pas mal, mais être glorifié c’est encore
plus grand, plus parfait. C’est être élevé à la Nature divine. C’est différent que de faire des actes bons. Même avec l’aide de Dieu. On vaudrait recoller le monde pour qu’il soit plus beau. Mais ce n’est pas le plan de Jésus, ni celui de l’Eglise. Certains philosophes s’y sont essayés, en théorie. Beaucoup de politiques s’y essayent, en pratique. Et ils sont tous vieux de chez vieux. D’autant plus qu’ils émettent des plans nouveaux et qu’ils discutent pour faire de
la fumée. Le plan de Jésus, de Dieu le Père, avec l’intervention du Saint-Esprit, c’est de
transformer l’essence du monde par la grâce insaisissable. Et tout a fait silencieuse. Transformer le monde, ça veut dire : transformer chaque âme par une union qui
dépasse notre nature. Ça c’est la spécialité que se réserve Dieu. Et c’est ça la nouveauté. Les hommes ne peuvent pas transformer l’âme.

Ils peuvent manipuler les esprits, fabriquer des mirages d’amour, mais élever une
seule âme, jamais !
Le Saint-Esprit par l’Eglise, le peut. Et vraiment, la nouvelle ville, l’épouse prête pour ses noces, pour sa rencontre
avec le cœur de la divinité Trine, ça c’est un spectacle neuf et éternellement
inédit. C’est pas l’Eglise qui est frileuse, ce sont ceux qui ne veulent pas s’engager dans
son projet lumineux. Parce qu’évidemment, s’engager sur le chemin de la grâce, ça demande de laisser
tomber nos vieilles conceptions et nos habitudes mornes. Vous connaissez la fable du renard et des raisins. « Ils sont trop verts, dit il, et bons pour des goujats  » Quand on ne peut pas attraper le Royaume de la nouveauté, ou disons qu’on ne veut
pas entrer dans la nouveauté de nous-même, on murmure avec dépit : « l’Eglise est trop ringarde, disent-ils, et bonne pour des bigots. » Renards lâches et impuissants !
Le chrétien est celui qui aurait tout à craindre du feu infini de Dieu, mais il se
lance dans cette aventure qui va le griller. Il se lance à l’aveugle, dans la foi, (voilà une nouveauté : la foi !)
Sur le chemin de son sacrifice (voilà une nouveauté qui va à l’encontre de l’amour
du monde si poussif : l’amour par le sacrifice ! Jusqu’à la mort… Ça c’est du neuf !
Jésus annonce sa glorification au moment où il est trahi par Judas. Ça c’est neuf, de dire à son traître : ‘dépêche toi de me trahir’ )
Donc… Le chrétien, c’est celui qui vise le bonheur intégral (et ça c’est neuf !), en
laissant tomber tout ce qui le distrait de la seule lumière divine. Parce qu’il sait qu’on ne raccommode pas un tissu neuf sur un vieux. Tous les problèmes dans le monde viennent des vieux – je veux dire de ceux qui ne
veulent pas ou plus changer pour recevoir la grâce de la foi et l’espérance de
l’union de l’Eglise avec son époux, le Christ. On veut des nouveaux dans l’Eglise ! Et pas simplement un Pape tout neuf !
On veut des esprits éclairés par la grâce. On veut des êtres de désirs, mais de désirs profonds. Des âmes qui ne disent pas ‘Oui, mais…’ mais qui disent : ‘Je prends ! Je veux ! Je veux avancer ! ‘
‘ Oui, viens, Seigneur Jésus. Fais du neuf avec moi !’ Mais quand on dit ça, c’est obligatoirement passer par le feu. Il faut le savoir vous, les jeunes !

Mais quand on dit ça, c’est obligatoirement passer par le feu.
Il faut le savoir vous, les jeunes !

RAMEAUX 2025

Le Pape Saint Grégoire le Grand écrivait :
« il faut savoir que la volonté de Satan est toujours inique ( inique, ça veut dire injuste, misérable de la dernière espèce), mais… continue Saint Grégoire, son pouvoir, le pouvoir de Satan n’est jamais injuste. »
Cette remarque est très importante.
Ça veut dire que Dieu permet par une intention des plus belles et des plus positives et des plus justes, il permet au diable de commettre des injustices.
Jésus a permis au diable d’aller jusqu’au bout de l’horreur.
Devant un bébé qui souffre, il y a quelque chose d’insupportable dans notre souffrance.
Notre nature se rebelle.
Devant un innocent accusé injustement, il y a quelque chose d’intolérable.
Et pourtant, il n’existe pas de bébé parfait, ni d’innocent totalement innocent.
Jésus est l’être le plus pur, le plus innocent.
Il y a quelque chose d’irrésistible attirance devant un petit enfant.
On a envie de le regarder, de lui faire quelques mimiques pour qu’il nous regarde, qu’il nous sourit. il est toute promesse.
On a envie de le porter, de protéger sa fragilité, de lui éviter toute souffrance…
Hé bien, Jésus devait provoquer 10000 fois plus cette attirance, cet éblouissement qui se produit quand on approche de la pureté.
Il y a quelque chose d’instinctif.
Comme d’ailleurs de regarder une jolie femme. ‘ jolie’ ça veut dire de laquelle émane de la pureté, quelque chose de vierge, ( beauté et pureté se marient bien)
Et bien, sans qu’il y ait aucun désir charnel, le regard de Jésus provoquait l’adoration.
La personnalité de Jésus était d’une exceptionnelle lumière pure.
Une lumière qui émanait de son cœur divin à travers sa nature humaine.
C’était exceptionnel.
Et l’on se rend compte alors que l’injustice qu’a suscitée le diable dans le cœur des pharisiens est absolument monstrueuse.
Pire que quelqu’un qui voudrait faire du mal à un bébé.
Pire que quelqu’un qui voudrait crever l’œil d’un visage de toute beauté.
Et Dieu a voulu, a permis cette injustice du pouvoir de Satan sur l’humanité sacrée de notre Sauveur divin.
Nous ne pouvons pas comprendre.
Que Dieu permette au diable d’être accroché au Royaume de la vérité, nous ne pouvons pas le comprendre ou l’analyser.
Ça nous dépasse.
Et pourtant c’est le seul chemin pour nous sortir des déformations de notre cœur.
C’est le grand mystère.
Que Dieu ait livré la beauté au pouvoir de la laideur.
C’est intolérable et il n’y a qu’une seule issue.
C’est que Dieu par là, va prouver que son pouvoir de bonté déborde de n’importe quel pouvoir du mal.
Et nous, notre issue, c’est de regarder Jésus.
C’est de vivre l’union à Dieu, de façon totalement folle.
C’est de se donner au royaume de la grâce, de la vie divinement inspirée de l’Église, du cœur de la charité qui reste pure.
Le diable nous précède et nous poursuit.
Le diable infiltre nos actes.
Mais il ne peut pas nous interdire de regarder Jésus.
Et là, il ne peut plus rien.

Jésus a été condamné par des mensonges.
Ces mensonges qui emplissent notre monde.
Je rappelle ce que c’est qu’un mensonge :
C’est une vérité que l’on détourne de sa pureté.
Une vérité dans laquelle on introduit une déformation, ou une confusion.
Jésus a été condamné dans une confusion provoquée par les pharisiens.
Et tout ce qui est confusion dans notre monde, glissement dans le mensonge, très souvent subtil, participe au pouvoir du démon.
Simplement je relève une confusion qui est encore blessure du cœur du Christ…
Ces dernières années se lève une nouvelle culture que l’on appelle woke.
Fondée sur la confusion.
Qui rejette tout stéréotype
A priori.
Comme si un stéréotype était en soi quelque chose de mauvais.
C’est là qu’il y a le mensonge.
Est-ce qu’il y a des stéréotypes naturels.
Et il y a des stéréotypes fabriqués.
Les stéréotypes naturels sont bons.
Les stéréotypes fabriqués peuvent être bons ou mauvais.
Un stéréotype naturel c’est par exemple qu’un homme doit être père et qu’une femme doit être mère.
La fécondité de l’amour épanouit une paternité pour l’homme, et la maternité pour la femme.
Voilà des stéréotypes tellement bons.
Et puis il y a des stéréotypes fabriqués, construits.
Ceux qui entre dans le mouvement de la nature.
Qu’une femme est la première protectrice nourricière de son enfant.
Cela on le trouve même chez les animaux.
La lionne va défendre son petit du caractère irascible du lion.
Le premier rôle d’une femme c’est de porter, de mettre monde, de nourrir, de protéger son nourrisson.
Et par conséquent de demander à la société qu’elle favorise ce rôle naturel.
Voilà un stéréotype fabriqué mais dans la ligne du bon.
Et il y a des stéréotypes qui tiennent du péché originel.
Qui tiennent donc de l’égoïsme et de l’amour centré sur soi.
Le stéréotype qui consiste à vouloir s’identifier à celui qui est différent pour prendre sa place, est un stéréotype mauvais.
Fabriqué et mauvais.
De vouloir identifier l’enfant à l’adulte, de lui faire porter des discours qui ne lui conviennent pas, qui ne sont pas de son âge, est un mensonge.
De vouloir identifier l’homme à l’animal, est un stéréotype mensonger.
L’homme est un animal moral.
Il n’a pas le même développement que l’animal.
De vouloir user de son corps à notre guise, en sexualité, en plaisir, est un stéréotype mensonger.
La nature demande à l’homme de se gérer par un principe d’amour spirituel.
Si elle oublie les sources de son amour spirituel la nature est perverse et poursuit des stéréotypes destructeurs.
Et je reviens au procès de Jésus
Les pharisiens suivent un stéréotype fabriqué et mauvais qui les a conduits à la pire injustice et erreur de l’Histoire du monde.
Leur stéréotype c’était que tout le monde devait être comme eux.
Ils n’ont pas envisagé, ils ne voulaient pas envisager que Dieu parle un langage différent du leur.
Ils pensaient que le seul langage de Dieu était celui de la loi de Moïse.
Et que eux seuls comprenaient le langage de Dieu.
Cela est un stéréotype qui court depuis le début de la création de l’homme et de la femme.
Croire que le monde est formaté selon notre jugement.
Et pour cette raison, pour ce stéréotype, qui tient du péché originel, on peut condamner n’importe qui.
On peut condamner Dieu qui essaie d’en placer une.
On va nier qu’il existe des principes qui nous dépassent, des principes de grâce et d’amour, tout simplement des principes de vérité et de lumière.
Le Christ a pulvérisé les stéréotypes des pharisiens.
Et ceux-ci, au nom d’une idéologie qui semblait la meilleure, ont obéi au diable.