HOMELIE 11° DIMANCHE ORDINAIRE

La plus petite de toutes les semences…
Quelle curieuse comparaison!
Notre vie éternelle elle ressemble à une graine de moutarde !
Très curieuse, l’imagination de Jésus…
Mais en fait, ça se comprend.
Parce que dans la vie spirituelle, il y a un paradoxe.
La vie spirituelle est un paradoxe.
Elle ne pèse rien,  elle ne se voit pas,  et elle donne l’impression de ne rien changer à la lourdeur du monde.
Tout ce qui complique, tout ce qui encombre, tout ce qui réclame des chars d’assaut, des bruits,  des sensations, des excitations, des logiques compliquées, tire vers la bas, pour ne pas dire tue, la vie spirituelle et l’union de notre âme avec Dieu.
Et c’est ce que Jésus veut exprimer par cette petite graine de moutarde qui ne fait de mal à personne.
Il y a un paradoxe dont nous ne pouvons pas échapper.
C’est que l’homme est un animal encombrant, qui prend du volume, et qui prend son temps.
Il essaye, comme un acrobate maladroit, de récupérer toutes les quilles avec lesquelles il jongle.
Et la vie spirituelle ne pèse pas plus qu’un petit souffle d’air.
Et même moins.
La foi semble à peine une étincelle obscure.
On n’attrape pas un petit souffle d’air avec un navire équipé pour attraper les baleines.
La foi, au profond de nous, dans les régions inconnues de notre cœur, là où il reste quelque pureté, est comme un filet transparent pour attraper les petites graines invisibles du Royaume de Dieu.
C’est dire que la foi doit s’infiltrer dans toutes nos activités lourdes, dans cette longueur du temps qui favorise pourtant nos évolutions.
C’est dire que quand quelque chose dans nos vies a un certain goût de vide, de rien, de petit, d’obscur, je dirais même d’inadapté, qu’on ne sait pas comment inscrire dans notre histoire – et surtout dans l’ordre de l’amour – tout cela, jusqu’à nos erreurs, tout cela peut se présenter à la petite porte invisible que nous ouvre la foi.
Par la foi, tout ce qui semble être quasi rien peut devenir lumineux de la présence de Dieu. En tout cas être offert à la présence de Dieu.
La vraie histoire du monde c’est celle qui est invisible dans les cœurs.
Elle ne se découvrira que dans la lumière pure de Dieu.
Cette lumière est la plus forte, la plus efficace, mais c’est la plus intérieure et c’est la moins éclatante.
Et c’est pour cela que le chemin vers Dieu et particulièrement le chemin de la prière, tend à nous dépouiller, à nous appauvrir, à nous priver de lumière naturelle.
Car toute lumière de la terre fait de l’ombre à la lumière de Dieu, très pure.
La meilleure prière est celle qui se juge pauvre.
Le meilleur acte de charité est celui qui semble peser rien du tout – un mouvement profond du cœur vers quelqu’un – trop inaperçu pour être récupéré par l’amour propre.
Un historien (L’abbé Henri Bremond) fait une réflexion très juste sur cette pureté indispensable des pensées, de la langue, et des œuvres.
Il dit que ce mystérieux appauvrissement de tout, par lequel l’ami de Dieu doit passer, ne l’éloigne pas de l’humanité, mais le rapproche au contraire des hommes, et le plonge dans ce qu’il y a de plus excellent de la nature humaine.
« Quelle est la beauté, même sensible, ajoute-t-il, qui, n’exige pas, elle aussi, que celui qui la contemple se vide de lui-même pour mieux l’accueillir et se modeler sur elle ? ”
Pour notre corps, et c’est bien la plainte de Saint-Paul dans sa lettre aux Corinthiens, pour notre corps, notre sensibilité, ça n’est pas facile.
Mais si on veut évoluer, on doit passer par ce goût de détachement forcé.
Pour celui qui a goûté Dieu, ” l’intime de son âme trouve des délices dans ce dénuement, alors que le corps y trouve une répugnance extrême.”
C’est ce qui fait la difficulté de la prière.
L’âme se réjouit, là où le corps regimbe.
Mais comme le dit Jésus et comme le dit aussi Ezekiel ou Saint-Paul, c’est au travers des contradictions, et des âpretés de notre vie, et des lourdeurs de notre environnement,  que la moisson mûrit en silence pour aboutir à la consolation de l’Esprit Saint… en sa saison.
La porte des consolations ne ressemble à rien, elle passe quasi inaperçue.
Mais une fois franchie – par quel miracle de la grâce ? – Dieu nous promet le centuple de joie.
Et Dieu ne déçoit jamais.

HOMELIE FETE DIEU (première communions)

Un jour… Non ! c’est pas comme cela que je dois commencer.
Il était une fois, dans le Ciel… Là c’est bien…
Deux anges. Mais pas n’importe lesquels, deux petits anges qui étaient amis.
Ça existe, l’amitié chez les anges.
L’amitié, c’est qu’en fait, ils se comprenaient toujours à demi-mots.
Enfin, disons…, à demi-pensée.
A peine l’un des deux pensait quelque chose que l’autre le comprenait, même s’il était loin.
Mais un jour… ( de toute façon il n’y a pas de nuit pour les anges, c’est toujours le jour… )
Un jour, l’un des deux fut appelé par un homme, un homme super beau et lumineux…
Les hommes, généralement, ils sont en-dessous des anges, et les anges n’ont rien a apprendre des hommes. C’est l’inverse. Ce sont les anges qui soufflent de bonnes choses aux hommes. Mais là, le petit ange venait d’entendre une voix d’homme, dans sa langue à lui, qui lui disait:
« Je veux que vous ayez encore plus de joie. Beaucoup plus de joie au Ciel »
Les deux petits angelots lui demandent: «Qui es-tu pour nous parler. Jamais les hommes ne nous parlent ainsi ? »
« Je Suis le Verbe de Dieu, je m’appelle Jésus-Christ.»
«Je suis la lumière de Dieu, plein de vérité, c’est moi qui vous donne la lumière à vous, les anges … Et j’aimerais, qu’un jour, les anges dansent avec les hommes et forment une Église au Ciel où il n’y aura que de la joie ! »
« On le veut aussi », lui répondent les deux chérubins, « qu’est-ce qu’on doit faire ? »

Pas difficile, dit Jésus. Vous devez illuminer les esprits des hommes au moment où ils vont communier.
« Et leur dire quoi ? »
« Vous allez d’abord monter au sommet du Ciel, d’un coup d’aile, et leur dire que ce que vous voyez, au sommet du Ciel, des flots de lumière divine, les hommes peuvent le vivre dans la communion à l’hostie que consacre le prêtre.
Dites-leur que j’ai la puissance de changer le pain pour qu’il devienne mon Corps ressuscité, réellement, et que je suis tout leur bonheur.
Et comme les hommes ont besoin de toujours manger, je vais me faire manger par eux.
Les angelots trouvèrent bien bizarre que l’on puisse trouver le bonheur en mangeant puisque eux, ils ne mangent jamais et pour eux, un corps, c’est quelque chose de bizarre.
Ils connaissent les corps, mais uniquement à travers le reflet d’un miroir. Jamais en les touchant.
Nous, les garçons et les filles, on se connaît en se regardant et en se touchant, en
s’embrassant, en s’écoutant avec nos oreilles.
Mais les anges, ils ne sont là que pour tourner notre intelligence vers le visage de Dieu.
Ils préfèrent, les anges, que ce soit Jésus qui nous parle sur ce sujet, parce que même s’ils sont bien plus savants que nous, là sur le sujet de la communion, ils sont un peu gênés. Ils n’ont jamais expérimenté. Mais ils font ce que Jésus leur dit parce qu’ils ont la foi.
Et Jésus nous donne une méthode très facile :
« Pour prier, vous allez manger mon Corps. C’est la plus belle prière pour les hommes.
Et pour que tout le monde, jusqu’à la fin du monde, puisse devenir saint et sacré en mangeant mon Corps, je serai dans des petits morceaux de pain, à chaque fois que le prêtre dira mes paroles : « Ceci est mon Corps ». Et pour le Sang aussi.
Depuis que Jésus a dit ces paroles, la mission de tous les anges, les grands séraphins jusqu’au plus petit angelot chérubin, elle est de faire reconnaître à tous ceux qui communient que Jésus est là, dans l’hostie.
Que c’est une source d’amour qui enflamme notre âme à chaque fois qu’on communie.
Et que c’est une source de joie pour l’Eglise des anges et celle des hommes, (c’est la même Église d’ailleurs), à chaque fois que quelqu’un communie.
Car les anges savent bien que nous nous rapprochons d’eux quand nous communions, puisque nous devenons lumière du Verbe de Dieu.

A chaque fois que vous communierez, les enfants – et ce peut être en semaine aussi, en plus des dimanches -, il y a une guérison qui se produit en vous, là où vous êtes blessés.
A chaque fois, Jésus vous pardonne parce que vous vous blottissez contre Lui.
Disons que c’est Jésus qui vient se blottir en vous et aimer votre âme, là où elle brille.
Vous grandissez aussi, dans la joie, à chaque fois. Vous ne le voyez pas, mais vos anges gardiens le voient bien, que votre âme grandit !
Et vous devenez l’ami de Jésus et de Dieu.
C’est incroyable, être l’ami de Dieu ! Vous ne le voyez pas tout de suite, mais vos anges le voient et ils poussent des petits cris de joie, dans leur langage angélique.
Et plus vous communierez, plus vous rappellerez à vos anges que Dieu est devenu l’ami des hommes et la joie la plus vraie du monde entier, en se faisant homme.
Ne cherchez pas plus loin. Si vous voulez être fort et heureux, heureuses, vous le serez quand vous aurez un ami. C’est à dire quelqu’un qui vous comprend.
Jésus est Celui qui vous comprend, en silence. Et celui qui vous veut du bien.
Il faut les deux, à la fois : quelqu’un qui vous comprend et, en même temps, qui vous veut du bien.
Il n’y a pas mieux comme ami que Jésus. Le premier de tous les amis.
Il faut commencer par lui.
Si un jour, plus personne n’est avec vous, Jésus sera tout proche et il vous comprendra avec amour.
Et si un jour, vous voulez changer et même changer le monde, pensez qu’il n’y a plus efficace que de venir communier souvent, au Corps de Jésus.

En plus, en recevant le Corps du Christ, dans votre bouche, vous allez apprendre aux anges ce qu’ils ne connaissent pas : ce que c’est qu’un ‘sacrement’.
Qu’est-ce que c’est qu’un sacrement ? … :
C’est un petit canal qui conduit l’invisible au fond de votre âme, par un signe visible. Qui peut être un bout de pain, par exemple.
Disons qu’un sacrement, c’est une sorte d’entonnoir qui attrape le Ciel et le met dans notre cœur.
Les anges n’ont pas besoin d’entonnoir. Parce que leur cœur est ouvert en grand devant Dieu, tout le temps.
Vous savez ce qu’il fait Jésus, quand vous avez pris l’hostie dans votre bouche…
Eh bien, il va remplir votre âme de sa prière. Une délicieuse prière qui est parfaite et que son Père aime et attend. C’est la prière la plus parfaite qui puisse exister, celle que murmure Jésus du fond de votre cœur.

Enfin, en communiant vous serez les seuls à comprendre que l’Eglise est belle, parce qu’elle donne l’unité pour tous ceux qui habitent le Ciel, les anges et les hommes.
Un jour nous nous comprendrons tous, tous les hommes, toutes les femmes, tous les anges.
C’est pas facile maintenant d’avoir des amis parfaitement limpides.
Hé bien, si nous avons communié de nombreuses fois, en donnant notre cœur à Jésus, nous serons tous dans une grande amitié, au Ciel, parce que nous regarderons la lumière merveilleuse de Dieu, directement, le cœur grand ouvert, les anges et les hommes, dans un même accord.

HOMELIE SOLENNITE DE LA SAINTE TRINITE

«Tu garderas les commandements  et les décrets du Seigneur.»
Pour faire simple, toute la Bible, le message du Christ et toute la mission de l’Eglise, je les dirais deux mots : ‘Amour et vie.’
” Aimez-vous les uns les autres ” dit Jésus.
Et puis il dit aussi : ” je suis venu pour que les hommes aient la vie, et la vie en abondance”
Toute l’Église et l’harmonie de notre cœur avec l’Église s’expliquent et s’illuminent sur le bonheur qui émerge de l’amour et de la vie.
En fait, c’est notre Dieu qui s’explique ainsi.
La Trinité, au-delà des analyses de tête, on peut dire qu’elle se résume à l’amour et à la vie.
Partout où il y a amour, il y a image de la Trinité.
Partout où il y a la vie, il y a reflet lointain de la Trinité. Signature de la Trinité.
Le Père, le Fils et le Saint-Esprit, mystère d’amour et de vie, à l’infini.

Après, il s’agit d’en tirer les conséquences.
Qu’implique  l’amour ?
L’amour implique la relation : Notre religion est une religion de la relation.
Et de la relation incarnée.
Toute chose prends la couleur d’une possible relation, aussi pauvre ou aussi charnelle soit-elle.
Mais plus cette relation est spirituelle, plus elle est riche et resplendissante.
Dans le sens contraire, ce qui nous ferme sur nous-même, nous éloigne de la Trinité et nous éloigne de la foi.
L’amour implique la fécondité : Notre religion est une religion de la fécondité.
La fécondité d’ailleurs est l’étincelle qui se produit au moment de la rencontre entre un amour vrai et la vie.
On pourrait dire que ces trois mots,  amour, vie,  fécondité,  sont interchangeables.
Mais celui de fécondité contient les deux autres.
Il n’y a pas de fécondité sans amour et sans vie.
Fécondité est le mot le plus riche des trois, le cœur de notre Dieu, qui est trois Personnes.
Si on nous demande de définir la Trinité, nous pouvons répondre : ” notre Dieu est le Dieu de la fécondité de l’amour, fécondité de la vérité et fécondité de la vie.”

Il existe une fécondité physique et une fécondité spirituelle. En tous les cas, la fécondité nous émerveille, toujours.
C’est normal nous venons d’un désir de fécondité.
Toutes les espèces vivantes de la création… et la lumière et l’eau, et le son et le temps, et les artistes, et les hommes au grand cœur, et les conquérants de tout poil, trouvent leur brillance dans le mot fécondité.
Leur raison d’être.
Et depuis Jésus-Christ, la souffrance et la mort même deviennent des appels à la fécondité.
Quelle horrible monde que celui qui cherche des moyens pour éliminer la fécondité.
La culture de l’esprit, ou simplement la culture des champs, visent à une fécondité.
Si quelqu’un va contre de ce mouvement, il devient, frères et sœurs, ami des ténèbres et de sa mort.
Quand des lois  favorisent l’interruption de la fécondité, inévitablement, elles portent le monde loin de Dieu, de la Trinité, dans son malheur.
Lois de l’avortement bien sûr. Quelles qu’elles soient.
Si on touche à la vie, à partir du moment où l’on va chercher les raisons pour justifier un moins de vie, on commence à embrasser notre malheur.
On s’interdit une relation.
Quand on cherche et qu’on perfectionne des moyens de limitations artificielles, contre la nature, c’est le dérèglement de notre vie que l’on récolte.
Quelles que soient les raisons invoquées : Un mieux-être matériel, le travail, le confort,  la santé, l’indisponibilité, la peur, la science ou la psychologie…
Lorsqu’on prend le chemin contre la vie, on prend le chemin contre notre vie.
Et on le paye en devenant aveugle.
Il est évident que tous les dégâts collatéraux ( les mariages de couples de même sexe, les manipulations pour interrompre la vie à sa naissance ou à son terme final, par l’euthanasie, les recherches d’un homme trafiqué par la science… etc ) tiennent d’un même principe du mépris de la fécondité divine.

Dieu, Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, est si proche de nous, il nous a donné tellement de moyens de jouer avec la fécondité !
Et quand on joue avec la fécondité, je veux dire légitimement, on joue avec richesse de l’amour et de la vie.
Bien sûr, notre monde fait tout pour cacher les possibilités de la régulation naturelle des naissances,  parce qu’elle favorise l’union des couples et l’épanouissement du cœur de la femme et de l’homme et leur complémentarité.
Elle favorise l’illumination de la grâce de Dieu, dans une famille.
Nous sommes, nous, catholiques, d’une religion fondée sur la fécondité, fruit et appel d’une relation d’amour.
Ça, ça sonne juste et beau !

C’est aujourd’hui la fête des mères.
Une maman met trop en évidence le désir inscrit dans ses entrailles du bonheur de la fécondité.
Une société blessée au profond d’elle-même, dans ses entrailles, par un nombre incalculable d’avortements, mais aussi par un nombre incalculable de désirs maternels refoulés, ou détournés de la relation complémentaire d’amour entre un homme et une femme…
Il est inévitable que cette société perde son assurance et son bonheur, sa joie de vivre.

Que faire pour retrouver et même grandir dans cette joie de vivre ?
C’est tellement simple, frères et sœurs…
Rejoindre l’héritage déposé en notre nature, en cet endroit secret de l’homme et de la femme, qui crie  silencieusement : ” mon Seigneur et mon Dieu. Père…”
Quand on peut dire : ” Père”… en s’adressant à Dieu, alors reprend vie une petite graine de paix et de joie.
Sainte Thérèse de Lisieux avouait qu’elle ne pouvait pas aller plus loin quand elle commençait à dire le Notre Père.

Et puis, pour renaître au milieu de notre monde de morts, nous pouvons revenir vers le pardon de Dieu, par la confession, sacrement spécialisé pour renaître à la joie.
Se libérer de nos cauchemars par le sacrement de la réconciliation.
Enfin, poser sa tête contre le coeur du Christ. Dans la prière.
” Il est avec nous tous les jours, jusqu’à la fin du monde “. Si proche.
Et si le monde ne reprend pas vie, du moins rien ne nous empêchera de vivre la joie de la fécondité de la foi.
Nous sommes les plus heureux des hommes, parce que Jésus, à travers son Église, nous donne tous les moyens de porter du fruit ou de retrouver la fécondité de notre cœur.

HOMELIE DE PENTECOTE

Nous sommes avec les apôtres, dans une pièce assez grande, dans un quartier plutôt religieux de Jérusalem, 50 jours après la mort et la résurrection de Jésus.
Il y a une grande fête dans tout Jérusalem.
Mais le petit groupe des Apôtres, quelques femmes avec eux, quelques familiers  de Jésus, se cachent.
Et Marie aussi. Silencieuse.
Ils prient.
Attention… Ils prient :
Ça veut dire que le Saint Esprit, nous ne l’entendons pas, mais il est là. A fond…
Il est dans une poussée intérieure, enveloppée de silence.
Il travaille dans les profondeurs des cœurs.
Quand on prie, il y a toujours quelque chose de grand qui se fait.
Et quand une œuvre se prépare ainsi, elle présage d’être d’une intensité considérable.

Imaginez … Marie en prière… Déjà c’est tout. Toute l’Eglise, le monde entier et l’histoire du monde qui frémit par la prière du cœur de Marie.
Mais personne ne le sait, à ce moment là.

Et puis les apôtres… Ils forment le cœur nucléaire de l’Eglise.
Là, en prière…. Ils attendent.
Il y a comme un grand frémissement au fond d’eux, mais ils ne savent pas d’où il vient, ce tremblement profond mais silencieux.
Ils ne comprennent pas qu’il promet quelque chose de formidable.
Ils le soupçonnent, mais ils ne comprennent pas.

Ca me fait penser à un volcan.
Un volcan, c’est un mouvement géologique énorme, qui vient des profondeurs de la terre.
Qui commence toujours par une activité phénoménale mais secrête.
Hé bien, cette activité des entrailles de la terre, a une telle puissance qu’elle  déplace des continents, en permanence, depuis des millions d’années.
Et parfois, ça jaillit à la surface et ça transforme une région, ou le monde entier, en quelques heures d’éruption fantastique.

Qu’est-ce qui agitait le coeur des Apôtres, de Marie, des femmes et des autres compagnons ?
Je vais vous dire :
Leur cœur était lourd d’une immense amitié.
C’était un feu souterrain qui devait jaillir.
Ça fait partie de la nature de l’homme, cela.
D’exprimer ce qui brûle son cœur. En amour ou en haine. Sinon il tombe malade.
Alors qu’est-ce qu’attendait la première Église dans sa première chapelle, camouflée, d’un quartier ouest de Jérusalem ?
Elle attendait une naissance ? Oui, mais plus que cela.
Elle attendait l’éruption volcanique de l’amour qui allait changer le monde.
Mais, remarquez, personne ne l’a pas provoquée.
Aucune surchauffe ni excitation des nerfs. Aucun cri ou conditionnement collectif.
Il n’y avait même pas de guitariste dans le groupe des Apôtres !
Après avoir vécus une relation d’intimité incroyablement intense avec Jésus, la révélation de leur vie, l’amour le plus fort qui peut se vivre sur terre…
(et Marie aussi, en tant que mère.)
… Après avoir constaté un phénomène unique : la Résurrection du Christ :
Lui, leur ami, entré au-delà des limites du temps.
(Et pour Marie, c’était son fils, son unique chéri, dont elle savait qu’il était Dieu…)
Après cela, s’il n’y avait pas eu la Pentecôte, le cœur des Apôtres aurait implosé. Se serait désintégré. C’était trop fort.
Notre foi, la charité, l’amour brûlant, doivent être communiquées.
Ça fait partie de la nature-même de Dieu. Et nous sommes à l’image de Dieu sur ce point là.
Nous devons continuellement exprimer ce qui se passe en nous, les grâces de notre prière profonde.
C’est la messe, ce sont tous les chants, les prières de l’Eglise. Elles sont nécessaires.

J’ai pris l’image du volcan. C’est du lourd.
La Pentecôte est une fête volcanique. Une fête de tempête.
“Un violent coup de vent” est-il dit…
Mais en même temps, il est nécessaire que je complète cette image.
Parce que L’Esprit-Saint, c’est ce qu’il y a de plus léger.
L’Esprit-Saint est aussi léger que l’intuition créatrice de Michel-Ange, par exemple.
Vous savez, frères et sœurs, mettez deux enfants devant un même événement.
Et vous leur demandez de raconter cet événement en dessin.
L’un sera tout timide, il va commencer, au crayon, à tracer les contours, les personnages, en craignant de se tromper.
Il va demander conseil, gommer, essayer de faire quelque chose qui plaît. Ça n’empêche que ça peut être joli et ressemblant.
L’autre, qui semble chenapan, va se jeter sur sa feuille. User et abuser des couleurs. Et faire jaillir la lumière et des contrastes. On va vouloir le freiner, lui donner des conseils, mais il n’en a que faire ! De sa vision intérieure, il va nous fasciner, alors qu’il est devant le même sujet que son copain d’à côté.
Dans le cas de la Pentecôte, le premier enfant, ce sont les apôtres… avant.
Le second enfant, ce sont les apôtres, après… Après les langues de feu.
Le premier enfant, c’est le volcan quelques minutes avant son explosion, froid et inerte. Rien n’apparait vraiment.
Le second enfant, c’est celui qui est porté par l’Esprit-Saint, le volcan qui jaillit d’une puissance invincible. C’est Michel-Ange, Beethoven, Van Gogh…
Qu’à donc apporté L’Esprit-Saint ?
Rien de mesurable. Quasi rien.
Tout simplement le génie. Rien de moins…
La beauté, qui était pourtant déjà là toute entière, attendait son Épiphanie.
Les apôtres avaient tout en eux. Jésus leur avait tout donné de sa connaissance et de son cœur aimant.
Mais, il fallait l’inattendu pour créer, de ce tout invisible… Créer quoi ?
L’Église, pardi !
Notre Église éternelle et magnifique.
L’Église qui ose et risque.
La Pentecôte, c’est le coup de baguette magique, qu’on appelle l’inspiration créatrice, qui transforme la citrouille en carrosse pour le Ciel.
Ou un bloc de pierre en oeuvre d’art.
Je reste stupéfait et fasciné devant la Piéta de Michel-Ange.
A 24 ans, il taille un bloc de marbre. Il en sort le chef-d’œuvre de tous les temps, en une seule année.
La Vierge Marie, il la fait aussi jeune que le Christ qu’elle porte sur ses genoux.
Il dira d’elle : “je l’ai représentée à l’âge qu’avait ma mère quand elle me conçut.”
C’est beau. Mais encore plus beau, il ajoute :
” ne savez-vous pas qu’une femme chaste et pure paraît toujours plus jeune et plus belle… Combien plus la Vierge Marie qui n’a jamais eu le moindre désir impur… imaginez la jeunesse de son corps.”
Voilà le trait de génie de l’artiste !

Et aujourd’hui, nous avons un autre artiste : Le Saint-Esprit.
Il souffle sur le petit groupe caché des Apôtres, et de ce souffle, il en sort l’éternelle jeunesse de l’Église.
Il donne vie à l’oeuvre de Jésus.
Jésus a fondé l’Église, et L’Esprit-Saint l’illumine, il la garantit contre le Prince de ce monde, le Démon, et l’anime jusqu’à la fin des temps.
Il en fait une œuvre divine et formidable par la présence permanente du Christ ressuscité.

Voilà pourquoi la Pentecôte est la fête qui donne sa perfection et son accomplissement à Pâques.
Pâques : c’est la vie du Christ ressuscité, Tête de son Eglise.
Pentecôte: c’est la vie de L’Esprit-Saint, âme de l’Église.

En ce sens, il n’y a pas de ‘ nouvelles Pentecôtes ’, et il n’y en aura pas.
Chercher de nouvelles Pentecôtes laisse supposer que la Pentecôte n’aurait pas suffit. Et que l’Esprit Saint s’essoufflerait au long du temps.
Mais non ! c’est le même souffle de la Pentecôte, le même travail dans les profondeurs souterraines de la vie divine, qui remplit le monde de sainteté et d’amour, aujourd’hui. Dans cette église et dans les coeurs des jeunes qui vont recevoir la confirmation.
Il ne s’agit pas donc pas de refabriquer des mauvaises reproductions de la Pentecôte.
J’ai même vu un prédicateur, un jour, souffler dans son micro pour reproduire le bruit du vent de Pentecôte. Le bruit du Saint Esprit ! Et il criait : « la grâce passe !! »
Du cinéma… dont il vaut mieux rire.

Quand on parle des dons du Saint-Esprit, c’est la mise en œuvre à travers les temps, et à travers notre cœur à nous, du Cœur de l’Eglise, de sa Sainteté.
Les guérisons ou le parler en langues inconnues peuvent, parfois, nous détourner de la sainteté. Les dons du Saint-Esprit, eux, sont très discrets mais très puissants toujours de sainteté.
Evidemment… le commencement du chemin de L’Esprit-Saint est pauvre et laborieux, parce que nous sommes nous-mêmes, pauvres et laborieux.
Ainsi en est-il de la vie de l’Esprit.
Pauvre, laborieuse, mais signée par le grand Seigneur, notre Consolateur, elle devient œuvre d’Eglise, puissante, harmonieuse, comme l’amour rend harmonieux, splendeur des secrets des cœurs.
Plus cette beauté en nous, nous brûle, plus elle est notre paix…
et on l’appelle « bonheur »…

HOMELIE SEPTIEME DIMANCHE DE PAQUES

Dans huit jours, Lionel et Séverine vont recevoir le sacrement de confirmation.
C’est toute notre paroisse qui en est affermie et chacun de nous est dans la joie.
C’est le corps de l’Eglise qui devient plus vigoureux, et qui acquiert une lumière supplémentaire. Je les remercie et nous les remercions pour leur réponse à la grâce.

Ce sacrement nous semble parfois éloigné.
Oui, il y a notre baptême dont nous nous rappelons peut être la date…
Avec la mémoire que j’ai, c’est un miracle que je me souvienne du jour de ma confirmation.
Je vois encore Monseigneur Francis Bougon devant moi, élevant les mains au-dessus de ma tête, devant l’autel de l’église Sainte Jeanne d’Arc à Vichy. C’était un 12 avril. Fête de la Sainte Trinité.
La confirmation… généralement, c’est une cérémonie qui se passe quand on est au collège, en 5° ou en 4°, comme vont le vivre Félix, Raphaël et Nathanaël.
L’Eglise préconise de la recevoir avant la première communion, aux alentours de 7 ans.
Mais, on peut aussi préférer assurer la communion, avant, comme dans notre diocèse.

De toute façon, la confirmation, c’est d’abord une cérémonie.
Certains me disent, «moi, j’ai tout fait». Traduisez : ‘je suis allez jusqu’à la confirmation’.
Le comique de l’affaire, c’est que bien souvent ceux qui disent ‘qu’ils ont tout fait’ sont justement ceux qui n’ont pas fait grand-chose, après…

Alors, comme nous accompagnons tous de notre prière, de notre fraternité, Lionel et Séverine, mais aussi Félix, Raphaël et Nathanaël, je vais essayer de rafraîchir votre catéchisme, frères et sœurs, pour que notre joie soit plus riche.

Quand vous aimez quelqu’un … comment prouvez-vous votre amour ?
Pensez à votre épouse, votre époux, ou à l’un de vos amis intimes…
Prouver votre amour, c’est la condition de faire vivre votre amour.
Donc, vous allez évidemment jouer sur les attirances de votre bien-aimé(e).
Si votre épouse aime les fleurs, vous allez exercer votre imagination pour la surprendre avec des bouquets originaux.
Ça réclame de l’imagination parce qu’il faut durer dans le temps.
Évidement, vous allez tenir compte des différents goûts de celle que vous aimez.
Si elle aime la musique et le chant ou les bijoux, vous ne lui proposerez pas un week-end en camping, mais plutôt une soirée à l’opéra ou une bague, diamant et or de Cellini.
Et pour les époux, c’est pareil.
Sachant son goût pour la beauté, vous l’épouse, vous allez vous faire belle.
Et s’il est passionné par les belles voitures, vous allez vous priver du diamant – qui vous irait pourtant à merveille – pour lui offrir la dernière MacLaren qui vient de sortir.
En fait, il y a mille façons d’entretenir l’amour, parce qu’il y a mille variantes et mille dons et attirances. Mille délicatesses et petits gestes toujours nouveaux pour annoncer : ‘je t’aime’.

Alors… Notre Bon Dieu, il est quand même le spécialiste de l’amour…
Et il sait bien que pour faire étinceler l’amour, il faut simplifier, et il faut toucher ce qui est le plus beau diamant de l’homme et de la femme.
Notre diamant, c’est notre âme.

Donc, pour simplifier et faire resplendir notre âme – et c’est cela le bonheur dont Dieu veut nous inonder; il ne pense qu’à ça – hé bien, il a inventé 14 cadeaux, qui nous correpsondent parfaitement.
Toute sa tactique se fonde sur ces 14 cadeaux, qu’il pourra ainsi décliner à l’infini.

En fait, 7 cadeaux qui sont comme des perles à la source de notre âme
Et 7 écrins qui vont présenter ces perles.
Si on a ces 7 cadeaux, notre vie est la plus belle de toutes.

7 cadeaux… Ça veut dire que notre âme a 7 sources souterraines, toutes pures desquelles dépend toute notre vie.
7 facettes de connaissance, d’amour, de force, d’amitié et d’ouverture à la beauté.
7 cordes pour jouer la symphonie de notre destin.
Pas une de plus. Pas une de moins.
Et toutes ces sources murmurent ensemble au plus profond de notre âme spirituelle.
Et elles disent, chacune à sa façon : « Viens vers le Père… » ou encore « Tu es aimé(e). Demeure dans cet amour… »
Ces 7 sources avec leurs 7 nuances de pureté, correspondent à 7 façons d’être en relation amoureuse avec Dieu.
Et Dieu s’est dit : « pour celui qui désire vraiment, pour celui que je veux prendre contre mon cœur, je vais lui permettre de rendre abondantes ces sources et de les rendre encore plus pures »
A partir de ce moment-là, toute sa vie sera enrichie d’un nouveau regard, d’une nouvelle force, d’une relation lumineuse, d’une espérance radieuse.
C’est le Saint-Esprit qui s’est proposé cette œuvre de bonheur parmi les trois Personnes de la Trinité… – Dieu, le Saint-Esprit, s’est diffusé, pour nous, en 7 dons, pour protéger et rendre fécondes les sources de notre âme.
Mais alors là, je ne vous dis pas la jouissance de l’âme, inondée de lumière, à sa source… !
Voilà les cadeaux de Dieu, les plus beaux, et qui resteront au Ciel.
Ils nous disposent et nous perfectionnent, dans les profondeurs de notre vie, à vivre au delà de nos possibilités.
Ça ne se fait pas comme ça, un beau matin, et puis ça disparaîtrait le jour suivant.
Non… Les 7 Dons du Sept-Esprit sont des cadeaux qui grandissent, qui sont des armes d’extrême précision pour vivre le combat de la vie chrétienne, ici-bas, et pour vivre dans l’extase de l’union divine, au Ciel. Dans l’éternité. Ils seront toujours là.
Allons-y…
Il y a le Don de Sagesse, qui adoucit et clarifie le goût de Dieu en nous. Le plus sublime des 7 cadeaux. Par le Don de Sagesse, notre âme ‘baigne’ dans la présence de Dieu avec un goût d’amour qui est comme une caresse intérieure permanente.
Le Don d’Intelligence… Le cadeau de Dieu qui illumine notre compréhension de la grâce et du Ciel. Celui qui rend la nuit de la foi transparente. Il traverse toutes nos lenteurs d’esprit et nos doutes, à la vitesse de l’éclair.
Sauf que l’éclair, il est fugitif et il ne revient pas. Le Don d’Intelligence, lui, rend sa source souterraine cristalline en permanence.
Le Don de Science : celui qui voit le fond des choses. C’est l’instinct spirituel qui laisse tomber les apparences pour discerner le doigt de Dieu au cœur de ses créatures. Toujours à la source de l’âme.
Le Don de Conseil… Il assure nos choix. Il rend infaillible nos jugements. Il dépasse la prudence humaine parce qu’il est libre de toute influence affective, psychologique et libre des hésitations de notre logique. C’est comme si on comprenait la volonté de Dieu par une sympathie, sans faille, en toute matière.
Et le Don de Force, cinquième cadeau. Vous avez vu quelque chose qui puisse arrêter la puissance d’un tsunami ? Le Don de force, c’est un tsunami d’amour.
Comme dit le Cantique des cantiques : « les grandes eaux ne pourront éteindre l’amour, ni les fleuves l’emporter ». La petite source souterraine de notre âme devient invincible de charité. Jusqu’au martyre, s’il le faut.
Cinq… six, sept : encore deux autres dons. Ça veut dire encore deux sources qui existent dans notre relation avec les autres et avec Dieu.
Sixième source : on doit être juste avec les autres. Et être juste avec Dieu, c’est vivre selon le Don de Piété. Ce n’est pas simplement venir à la messe quand le carillonneur vous appelle.
C’est quand le Saint-Esprit fait battre continuellement votre cœur d’un amour filial.
«Père… Tu me donnes tout… hé bien, mon cœur, c’est à dire toutes les sources de mon âme, se donnent à Toi. Parce que le sang de Dieu coule dans l’âme de mon âme. Comme le sang d’un père coule dans l’âme de son fils. » Quel cadeau…
Et puis le septième Don du Saint-Esprit. J’aurais pu commencer par celui-là.
Le Don de Crainte : C’est quand la source de l’amour ne craint plus qu’une chose. Quand elle craint de perdre une miette d’amour. Le don de Crainte, c’est la soif de s’abandonner dans la main de Dieu. Le cadeau qui fait vivre dans un goût d’espérance permanente de la miséricorde divine.

Voilà ! vous ne trouverez pas d’autres cadeaux, frères et soeurs, plus essentiels pour vivre de la grâce de Dieu.
Pour vivre de l’amitié délicieuse qui suffit pour combler une vie.

Et ces cadeaux… ils sont offerts dans le sacrement de la Confirmation.
J’allais oublier: les 7 écrins.
Quand on fait un cadeau, il faut savoir aussi le présenter… La présentation du cadeau est très importante.
Alors Dieu a fait des écrins, ce sont les 7 sacrements de l’Eglise. Il aime bien le chiffre 7.
Dieu nous a donné 7 instruments, 7 canaux qui dirigent la grâce vers notre coeur.
Il n’y a qu’une grâce divine, mais elle va nous atteindre à travers 7 instruments qui vont lui donner une note ou une fonction différente à chaque fois.
Le sacrement de Confirmation c’est l’un de ces coffrets. Il vient chercher les graines qui sont déposées par le sacrement du baptême et il les porte jusqu’à la fleur et jusqu’au fruit.
Tous les sacrements nous conforment à la beauté du Christ et à sa mission, par la Croix et la Résurrection.
Le Sacrement de confirmation nous rend complet et adulte dans la foi.
L’Eglise va reconnaître en Lionel et Séverine un homme et une femme comme témoins responsables de son message de bonheur.
C’est aussi, comme le baptême, ou comme le sacrement de l’ordination des prêtres, un sacrement qui imprime un caractère indélébile. Je dirais un parfum qui unit à la Présence du Christ.
La Consécration que donne la Confirmation entretient dans l’âme une tendance à vivre vers la sainteté, une stimulation continuelle à entretenir une relation avec le Saint Esprit.
Je pourrais dire encore, comme un feu qui ne s’éteindra jamais et qui va rendre plus riche leur participation aux autres sacrements.
La confirmation est un instrument, mais c’est un instrument qui reste permanent en celui ou celle qui le reçoit.
C’est pourquoi, plutôt qu’à un pinceau, qu’on peut poser, je préfère la comparaison à un canal qui dirige les 7 sources de notre âme, purifiées par les 7 dons du Saint Esprit, vers l’expression de la Présence du Christ, lui qui nous dit le nom du Père.
C’est beau tout ça !
Lionel et Séverine, et nos jeunes bientôt confirmés, vont apporter à L’Eglise un éclat plus grand de vérité et une communion plus intime et plus riche avec le Christ, qui se trouve toujours sur un chemin de Croix, mais qui permet une transformation intérieure vers la lumière divine.

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