Un… deux… trois… !
Première lecture… Un
Deuxième lecture… Deux
Troisième lecture… Trois
8 jours avant la Pentecôte nous apprenons une valse.
À trois temps.
Au premier temps de la valse, les apôtres sont seuls. Ensemble mais seuls.
Actes des apôtres.
Ils sont seuls mais ils ont les paroles de Jésus.
Ils attendent simplement que ces paroles descendent en leur cœur et deviennent agissantes dans la vie réelle.
Premier temps de la valse : temps d’attente
… attente dans la prière.
Premier temps : Ils écoutent mais rien ne se passe visiblement.
L’esprit bat la mesure et murmure.
Il murmure tout bas…
« d’un même cœur, ils sont assidus à la prière, avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus, et avec ses frères.»
Le deuxième temps de la valse…
C’est le temps de l’Évangile.
Les paroles de Jésus dans l’évangile.
C’est le temps le moins dansant de la valse.
Et pourtant c’est le temps de l’amour.
C’est le moins dansant parce que c’est le plus profond.
« Tout ce qui est à moi est à toi,
et ce qui est à toi est à moi ;
et je suis glorifié en eux .» De nouveau, trois temps.
Dans cette valse à mille temps c’est le temps qui prend son temps, pendant vingt ans, et l’amour grandit en secret pour que nous dansions notre vie chrétienne jusqu’à la fin des temps.
C’est le temps de la rencontre, qui se fait dans le silence du premier temps, au creux du silence de l’attente.
Jésus-Christ devient le cœur de notre cœur.
Il révèle dans le secret le tempo de l’amour.
Une valse à trois temps dont les deux premiers temps ne forment qu’un seul pas de danse.
Au deuxième temps de la valse, on compte avec Jésus-Christ : un, deux, trois…
Et l’Esprit bat la mesure de cette valse d’amour.
Mais par rapport au premier temps on peut dire que c’est parti.
Notre vie chrétienne s’élance sur la piste.
C’est parti parce que notre cœur bat de l’Esprit.
Il bat pour Jésus-Christ. Le feu grandit mais encore invisible.
Troisième temps de la valse…
C’est l’appel de saint Pierre; dans sa lettre.
C’est la valse à trois temps qui s’offre le temps de faire un détour.
C’est le temps de la patience dans cette valse de vingt ou 50 ans qui durera mille temps.
Le temps de la réjouissance – c’est ce que dit Saint Pierre (!) je ne l’invente pas – dans la mesure, dit-il, où nous communions au Christ dans ses souffrances… réjouissance. joie intérieure.
Et pour nous le premier temps de la valse se fond dans le deuxième temps.
Et le deuxième temps se fond et se fait dans le troisième temps.
L’attente du premier temps, nous paraît souffrance, et pourtant c’est une attente dans l’espérance.
Mais le deuxième temps, le temps de l’Esprit Saint et le temps de l’amour, et le temps de Jésus-Christ, porte et emporte les deux autres temps.
Premier temps et troisième temps d’une valse à mille temps.
Qui en fait est une valse à trois temps,
qui reviennent à l’infini, enflammés par le deuxième temps,
jusqu’aux derniers temps… qui sera en Dieu, dans la jouissance de l’Esprit.
Le troisième temps de cette valse à trois temps ou à mille temps, c’est le temps où la valse s’entend.
Où l’on doit dire notre amour qui danse en notre cœur.
Mais où le monde n’est pas d’accord.
Le monde n’est jamais d’accord quand on dit notre amour.
Le monde nous empêche de danser.
Ça fait partie de la danse… Aussi.
Alors je reprends cette valse à trois temps…
qui est la danse de toute notre vie de chrétien, à mille temps.
Et qui prend du temps pour être bien dansée.
D’abord il y a la musique.
C’est la mélodie de la grâce de Dieu, qui est silencieuse. Il nous appelle.
Et pourtant je sais, sur cette musique de l’Esprit Saint, que mon cœur prend le rythme.
Premier temps, le temps de la prière et de l’attente dans la foi.
Il nous semble que c’est un temps vide et pourtant c’est le temps déjà de l’amour.
On appelle dans le silence la présence de Celui qui nous aime.
Et si on appelle, c’est que Celui qui nous aime est déjà présent en notre cœur.
Il nous attire et on le sait…
Il a commencé de danser intimement avec nous.
« ils étaient à toi, Père, et tu me les a donnés ».
Et si l’amour brûle, il doit se dire.
Vous avez compris, c’est le troisième temps de la valse.
Et un amour qui se dit rencontre des obstacles, et tout cela nous donne de la joie.
Parce que, obstacle ou pas obstacle, nous dansons dans la mesure de l’Esprit Saint qui réjouit notre cœur de la vie éternelle.
« la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ. »
Et ce mouvement à 3 temps :
Écoute, union intime, proclamation…
Il ne forme qu’un seul temps
Mais c’est au troisième temps de la valse qu’il y a Toi, qu’il y a l’amour, qu’il y a moi.
Et que l’Esprit bat la mesure,
Et qu’il laisse éclater sa joie.
Et voilà, maintenant, vous savez danser la valse de l’Esprit Saint.
