Le Pape, ce sont de belles images qui nous ont réjouis.
Et ce sont des images pour un message. Pour ses paroles.
Le Pape est la voix de l’Église pour éclairer notre chemin et notre monde.
Alors je vais cueillir quelques morceaux choisis qui peuvent nous aider à rendre belle et féconde la vigne du Seigneur.
Je commence par son discours à l’UNESCO :
« Ce que je souhaite vous transmettre, a-t-il dit, ce ne sont pas d’abord les œuvres : c’est la conviction dont elles découlent.
Aucune éducation n’est complète si elle ne parle pas de la question du sens. [ Saint Jean-Paul II le rappelait :] ‘éduquer, c’est aider l’homme à « être » davantage et pas seulement à « avoir » plus; c’est reconnaître aussi cette transcendance de la personne qui appartient à la plénitude de son humanité.’
Cela est beau.
Cela veut dire qu’on court de tous les côtés pour accumuler des biens, des expériences et des informations, en négligeant de connaître le sens des choses et de l’Histoire.
D’ailleurs, je pense que tous ces jeunes et moins jeunes qui reviennent à l’Eglise sont motivés en grande partie par cette soif de sens qui manque à nos sociétés affolées.
Le Pape renverse notre point de vue.
Il éclaire nos consciences, fortifie notre foi et nous encourage au témoignage.
« La communication est devenue beaucoup plus rapide, dit-il, mais pas nécessairement plus véridique. L’information est abondante, mais elle n’est pas synonyme de sagesse.
(…) Les nombreux canaux de communication risquent de multiplier les fausses informations et de donner cours à des mots vides de sens, entravant ainsi le dialogue au lieu de le favoriser. »
Alors, comment devons-nous réagir à de telles paroles ?
Il faut bien se dire que toute forme de média introduit une forme de manipulation pour celui qui prête attention. Même pour les plus ‘ intelligents ‘.
Voici encore la parole de Léon XIV, aux évêques à Lourdes :
« la parole de l’Église a toute sa place dans le débat public en France ; elle possède, par nature, une autorité prophétique. » Même si elle n’est pas toujours entendue, elle y est attendue. Même si elle n’est pas suivie, en particulier sur des questions essentielles qui touchent aux fondements de la civilisation, elle est nécessaire. »
Ces paroles sont encourageantes.
Parce qu’en fait, Léon XIV nous dit que nous devons être des voix qui crient dans le désert. Sans complexe, dans notre monde hyperactif et vide.
Il continue :
‘A propos de l’enseignement catholique, dont le “caractère propre” se trouve ces temps-ci remis en question. (…) L’enseignement catholique ne peut, en aucune manière, renoncer à son projet éducatif, un projet centré sur le Christ qui vise le développement intégral de la personne humaine dans toutes ses dimensions : spirituelle, culturelle, intellectuelle, morale et sociale. Personne ne doit donc s’étonner des occasions offertes au sein de tout établissement catholique de rencontrer Jésus-Christ et d’entendre sa Parole. Moins encore, aucun élève ne devrait se trouver marginalisé dans sa classe, simplement parce qu’il croit en Jésus.
Notre Pape relève un défi : « Que Jésus vive pleinement dans les familles catholiques de France et les illumine de sa présence ! » (Aux évêques à Lourdes )
La société serait révolutionnée si les familles entendaient Léon XIV et introduisaient la prière dans leurs journées !
Je reprends les mots de son encyclique ‘ Admirabilia humanitas ’.
« Le désintérêt pour la vérité conduit lentement mais inexorablement à glisser vers le totalitarisme du pouvoir, qui utilisent alors facilement « les gens pour qui la distinction entre la fiction et la réalité de l’expérience et la distinction entre vrai et faux n’existent plus ». [ Annah Arendt ]
(…) Les contenus qui circulent dans les espaces numériques influencent la manière dont les personnes perçoivent le monde et introduisent dans la conscience collective des images et des récits qui orientent les désirs et influencent les choix quotidiens. Ce qui naît en ligne fait désormais partie intégrante de la vie des personnes, surtout des plus jeunes. »
Je prends un petit exemple concret de dérive de la vérité et de désorientation collective:
Tout proche de nous… ‘ La journée du chien citoyen ’
Pourquoi un tel titre, sinon pour introduire la confusion des cerveaux ?
Voici la définition du citoyen : « une personne (!) qui possède la nationalité d’un État et qui jouit de ses droits civils et politiques, tout en étant soumise à ses lois et à ses devoirs. »
La ‘ journée du chien citoyen ’, en vidant les mots de leurs sens, on se moque, dans l’appellation, de la vérité et cela conduit à terme, mais inexorablement, à la bêtise et à l’idôlatrie.
Revenons à Notre Pape Léon. Il dit :
« Les choses les plus profondes et les plus importantes ne s’apprennent qu’après beaucoup de temps et d’efforts, en s’engageant dans la discussion avec les autres pour “frotter” les concepts et les expériences comme s’il s’agissait de silex, jusqu’à ce que jaillisse en nous l’étincelle de la compréhension. »
Que d’heures j’ai consacrées, avec mes amis – Bernard, Jean, Jean-Michel, Sophie, Pascale, et d’autres moins intimes …- non pas en ‘soirées pyjama’ mais à des soirées et même des nuits, où nous discutions nos convictions, sans aucun téléphone ou ordinateur, sans aucune intelligence artificielle…
Et même si nos idées, à 16 ans, n’étaient pas tout à fait mûres et solides, il jaillissait quelques étincelles de compréhension, et chose précieuse, nous construisions des relations de bonheur, des amitiés que nous concrétisions en partant ensemble en vacances, entre nous. Nous allions plus loin que nos malaises.
… Entre 13 et 16 ans, 17 ans…
De la réalité….
J’ai envie de crier aux gars et aux filles que je rencontre avec les mots du Pape, ceux de sa conclusion de son discours à Metz… :
« ayez le courage de vivre de manière responsable la mission de construire la paix, dans votre cœur, dans vos relations, au sein de votre famille, dans les écoles et les universités, dans la vie de vos villes, de vos pays et de toute l’Europe.
Ne vous soumettez pas à la logique de la violence et de l’oppression. Aimez la vie à chaque instant, et n’ayez pas peur de l’avenir !
N’ayez pas peur de fonder une famille, de mettre des enfants au monde, de défendre la dignité de toute personne, du premier instant dans le ventre de sa mère jusqu’à son dernier souffle. »
En fait, les jeunes, les filles et les gars de Salernes et alentours, foncez dans la réalité ! ( ça, c’est moi qui le dit avec mes mots… ) L’Eglise sera là pour vous soutenir, je serai là pour vous encourager et vous aider, jusqu’à ce que je perde mes dents.
… N’ayez pas peur !… vous êtes beaux et vous êtes belles pour un vrai bonheur.
Alors je continue avec notre Pape. Pour un peu d’hygiène de nos âmes, que dit-il ? :
« Nous devons nous éduquer à jeûner de l’IA (…), de cette séduction subtile qui fait paraître inutile la pensée humaine précisément au moment où elle est la plus nécessaire.
La littérature psychologique et psychiatrique a mis en évidence avec une insistance croissante comment une exposition précoce et non encadrée aux appareils numériques et aux réseaux sociaux peut avoir des répercussions négatives sur le sommeil, l’attention, la régulation émotionnelle et la vie relationnelle, en particulier chez les plus jeunes, avec des conséquences parfois dramatiques. À cela s’ajoute la facilité d’accès à des scènes violentes ou cruelles, qui blessent la sensibilité, à des contenus pornographiques et hypersexualisés, à des messages qui banalisent le corps et l’affectivité, ainsi qu’à des propositions qui normalisent des comportements à risque. (…) L’utilisation de faux profils, d’algorithmes amplifient les contacts dangereux ainsi que les outils d’IA capables de manipuler des images et des vidéos. Le fait de disposer trop tôt d’un téléphone portable personnel et de l’utiliser sans contrôle parental peut accentuer la fragilité et favoriser les dépendances chez les jeunes, les exposant à des dynamiques d’isolement, de harcèlement et de cyberharcèlement, ainsi qu’à des pressions pour partager des images intimes ou des données sensibles. »
Ouahou !!! il y va fort, le Pape …!
Celui qui devient addict aux écrans ne s’en aperçoit pas.
Il se décervèle…. Et il est tout content de se présenter comme décervelé …!
« L’école a un rôle central et elle est le lieu où les nouvelles générations peuvent apprendre à rechercher et à aimer la vérité, à s’interroger sur le sens de la vie et sur la dignité de chaque personne. »
Petite réflexion personnelle : Quelle pauvreté quand,… à la veille, de la fête de la Toussaint, une institutrice d’école catholique, sous contrat, oriente tout son cours pour vanter la fête d’Halloween… on se demande qu’elle est vraiment son intention ….?
Mais le Pape n’était pas encore passé…!
Ceci dit, cette institutrice a reçu un message sur ce sujet d’un curé plutôt gênant,
Hé bien.. quel courage ou quelle humilité ! elle n’a même pas pu lui répondre.
Dans ces cas-là, il vaut mieux aller à la journée du ‘ chien citoyen ’ qu’à l’école primaire …
Comment nos petits gars en culottes courtes et nos petites filles peuvent-elles pressentir le grand mystère de la vie que nous livrent les paroles de Jésus, tellement parlantes et tellement simples ?
Le mystère du bien.
Le mystère du don de Dieu.
Nous recevons tout de Dieu. ( Sauf le mensonge. Le diable en a fait sa spécialité. )
Le mystère que nous devons tout rendre à Dieu.
Et le mystère de l’amour.
Qu’on n’apprend pas en tapotant un écran.
Le mystère de l’amour qui dépasse tous les autres mystères.
Et parce que le mystère de l’amour dépasse tous les autres mystères — quand c’est un vrai amour — il inquiète et il se fait attaquer de tous côtés par des ennemis.
Désormais, sur la surface de la terre, le chrétien sera celui dont on se moque.
La pierre angulaire que l’on rejette, elle est toujours toute désignée. Facile…
C’est celui qui veut être en harmonie avec lui-même, avec sa nature, avec son esprit, avec la vérité, avec son Dieu qui est Jésus-Christ.
Désormais, le monde va se diviser en intelligents ( disons, en ceux qui sont informés, qui connaissent toutes les informations; les riches en informations )
… Et oui, ils sembleront les plus dégourdis.
Et puis il y aura les pauvres affamés, volontaires, qui, vraiment, ne brilleront pas. Pour lesquels il y aura plus d’échecs que de réussites.
Alors évidemment, les jeunes, faut qu’ils soient costauds, mais s’il y en a qui aiment un peu l’adrénaline et le courage, ils ont une promesse lumineuse :
Un vrai chrétien jouira de la paix du cœur, de l’amour de Jésus-Christ.
Amour de Dieu et de l’Eglise.
Et il mourra la tête dans le ciel. Oui, là c’est carré !
Bon, je me calme et je reviens à Léon XIV pour finir.
D’abord quand il parle aux catéchumènes, à l’Institut catholique de Paris
« En vous regardant, chers catéchumènes et néophytes, je ne vois pas seulement le fruit de l’Esprit qui vous a mis en chemin, mais aussi une promesse de fécondité pour l’Église en France. À votre tour, soyez des missionnaires de l’Évangile dans cette société ! »
Et aux jeunes au stade de France, voilà un magnifique programme :
« Comment bien discerner ?
Tout d’abord, rappelez-vous que la Parole du Seigneur est toujours une lampe pour nos pas . À la lumière de l’Évangile, la formation spirituelle passe par la prière et le service ; l’adoration et l’action ; le silence — ce silence si rare et si nécessaire, loin du vacarme médiatique — et l’annonce.
Ensuite, inspirez-vous de l’exemple des saints : même dans la persécution, ces frères et sœurs ont ouvert des chemins de paix.
Les saints ont changé le cours de l’histoire, faisant passer beaucoup de personnes de la souffrance à l’espérance ; car ils ont d’abord changé leur propre cœur, en le transformant à la lumière de la foi.
Chers jeunes, lorsque vous discernez votre vocation, soyez certains que le Seigneur ne vous parle pas de manière confuse, mais il s’adresse à chacun, chacune, par votre nom, et il vous invite à le suivre car il vous aime.
Pour vaincre l’angoisse ou l’incertitude, ayez le courage de dire un seul mot, simple et magnifique : merci. Merci, Jésus, pour ton amour… »
