HOMELIE CINQIEME DIMANCHE DE PÂQUES

Une des merveilles de la Parole de Dieu, de la Bible, c’est sa façon d’exposer la vérité des événements et des personnes.
Chaque mot, chaque verbe, et indication, porte un message qui nous élève, qui nous appelle a un mystère grand.
Tellement riche
Hé oui… La première Église n’a pas échappée aux murmures, (c’est dit tel quel…) aux rééquilibrages des rôles, elle n’a pas échappée à ce que certains font tout le travail et d’autres restent à l’écart.
Les veuves font tout le travail, c’est généreux, mais ce n’est pas dans la paix.
Quand on regarde les débuts de l’Église, il y avait aussi du n’importe quoi. Et ce n’est pas caché… même des conduites irrespectueuses pendant la messe (Saint Paul dit que certains corinthiens se disputent au moment du repas sacré!
Et même qu’ils ne sont pas tous très frais !
Et pourtant l’Esprit Saint fait son œuvre.
Les œuvres du Christ et de l’Église sont toujours plus grandes.
Vraiment c’est un mystère…
L’homme porte en lui la contradiction, et l’Église demeure lumière.
Et aujourd’hui dans les Actes des Apôtres nous voyons cette contradiction et cette lumière.
Nous sommes au tout début de l’Église et nous assistons à une leçon d’Esprit Saint.
D’abord des querelles de service.
« on en fait trop. et eux ils font rien…! » classique…
Mais la leçon d’Esprit Saint, elle est dans la réponse.
Et la réponse est une leçon d’Eglise et pour les siècles.
Les apôtres décident d’organiser non pas selon l’inspiration de chacun. (cela se termine toujours en conflit. Le détestable : »C’est moi qui …. »)
Mais les services seront organisés en mission.
Et voilà l’esprit de l’Église.
Et l’Esprit Saint.
Chaque chrétien, chaque paroissien est appelé selon une mission qui lui est donnée pour le Christ.
L’esprit du monde n’entre pas dans ce mouvement.
L’esprit du monde c’est : ‘ je fais ma place et c’est moi qui décide. Et tout ce que je décide est inévitablement le meilleur.’
L’esprit de l’Église, c’est qu’il y a une tête, qui est le Christ.
Et que cette tête est représentée par l’Église visible qui est le pape, les évêques et les prêtres.
Le pape qui appelle.
Les évêques qui appellent.
Les prêtres qui appellent.

Comme dit Jésus : « qui a des oreilles pour entendre qu’il entende »
L’Église n’est pas là pour tirer les oreilles pour qu’on entende.
Elle est là pour proférer l’appel.

Que se passe-t-il dans les Actes des Apôtres ?
La décision de l’Esprit Saint s’exprime par les Apôtres justement. C’est à dire par la voix des évêques.
Qui eux-mêmes sont en communion avec le Pape.
Les apôtres en communion avec Pierre.
Les évêques en communion avec le Pape.
Les prêtres en obéissance avec les évêques.
Les fidèles en obéissance avec le prêtre.

La communion est très facile à dessiner.
Mais il faut l’Esprit Saint pour la vivre.

Il n’y a donc pas à s’étonner que dans une paroisse il y ait des paroissiens qui comprennent l’Église et qui sont excellents de communion.
Je remercie chacun de vous, paroissiens excellents, qui vivait en communion avec votre prêtre.
Nous formons l’Église selon l’Esprit Saint éternel.
Et j’essaye d’être en communion et en obéissance avec notre évêque François.
Ainsi l’Église est belle et féconde.
Et j’ai une certaine douceur intérieure à vivre cette communion avec vous parce qu’alors nous sommes en communion avec le Christ et nous sommes dans la vérité.

Et il n’y a donc pas non plus à s’étonner que certains ne comprennent pas l’Esprit de l’Église.
Et agissent dans l’Église avec l’esprit du monde.
Il n’y a donc pas s’étonner des murmures, des refus, des conflits qui divisent nos communautés.
Incompréhension de la grâce de communion que repèrent facilement ceux qui ne mettent pas les pieds à l’église.

Et l’Église, malgré la lourdeur invisible de cette incompréhension, l’Église reste belle et chemin de salut pour ceux qui prient, pour ceux qui veulent se sanctifier, pour ceux qui veulent toujours se convertir et vivre de l’Esprit Saint.
Malgré cela se font des œuvres plus grandes encore que celles que le Christ a réalisées lorsqu’il était physiquement avec ses apôtres.

On pourrait dire qu’il y a une Église pure dans chaque paroisse et il y a une non-Église, une Église factice dans chaque paroisse aussi.
L’Église pure elle est dans le cœur de celui qui écoute l’Esprit Saint et l’Epouse, représentée par ses ministres.
C’est l’Église d’une joie silencieuse et intense…
Et puis il y a une Église qui ne correspond pas à son appel, mais qui se sert de l’Église plutôt qu’elle ne la sert.
Qui n’a pas à sa tête l’Esprit Saint et ne vise pas la communion. Et pourtant pleine de bonne volonté….
C’est inévitable.
Puisque ça existait il y a 2000 ans.
Mais, tirant à ses chevilles ce semblant d’Eglise,
l’Église pure avance et ne cesse de s’embellir dans la communion délicieuse,
Elle n’est pas toujours nombreuse, mais elle est puissante de vérité et elle est délicieuse de communion, d’une onction très douce pour ceux qui la vivent.