Le menu de Satan et… celui de Dieu
Allons droit au but …
La crainte de Jésus-Christ, pour nous, c’est qu’on perde notre âme.
Voilà le cœur de l’affaire.
Jésus-Christ est venu pour un sauvetage.
Le sauvetage de notre corps, c’est dans ses cordes.
Il peut guérir; il peut même ressusciter deci-delà pour un temps ( Talitha, Lazare, le fils de la veuve de Bethsaïde…)
Mais ça, ce n’est pas son plein rendement.
Ce qu’il cible c’est le sauvetage de nos âmes.
Pour notre éternité.
Et il va le payer très cher ce sauvetage.
Donc, quand il craint que nous perdions notre âme, que l’Ennemi tue notre âme, c’est parce qu’il sait qu’il va le payer cher.
‘Rien ne pourra nous séparer de l’amour du Christ.’
Mais justement, si nous sommes séparés de l’amour du Christ alors tout est à craindre.
Et ce tout à craindre c’est l’Ennemi, le Satan, le vampire de nos âmes.
Parce qu’en fait, le vrai combat il est plus loin que nous.
Nos combats de tous les jours, la voiture qui ne marche pas, les enfants qui sont ingérables, la société qui rajoute toujours plus de stress là où elle devrait nous aider à mieux vivre…
Tout cela sont des phénomènes minimes et collatéraux du combat dont l’épicentre est au Ciel.
Nos victoires et nos défaites ne sont pas les vraies victoires et les vraies défaites.
Les vraies sont dans l’esprit.
Tout comme le combat de la prière se situe au dessus de nous;
Derrière la porte secrète de notre cœur.
Nous n’avons pas à nous effrayer, parce que nous sommes victorieux par notre foi.
Mais nous devons être lucides cependant.
‘Satan, rode comme un lion cherchant qui dévorer.’ [Saint Pierre]
Il rode parce qu’il n’a pas de domicile fixe. Il squatte là où il peut détruire quelque chose et son plat préféré c’est une âme échappée dans la montagne, loin du bon pasteur.
Semer le trouble, c’est sa spécialité.
Et c’est par les émotions et les ressentis qu’il atteint l’esprit des hommes.
Pour lui c’est un jeu d’enfant de perturber des humains…
Je vais vous présenter le menu de son repas qu’il peut mettre a de nombreuses sauces :
En apéritif, il aime bien l’excitation. Nous mettre en émotions, pour n’importe quoi, et nous faire croire et nous donner l’impression de vivre par nos sentiments, nos émotions et nos passions…
Petite mise en bouche…
Le Hors d’œuvre suit :
Addictions progressives aux sensations, aux émotions, aux nouvelles, à la multiplication d’activités et de stress.
On devient accroc à ses intérêts, à la richesse, aux plaisirs, au paraître…
Le hors d’œuvre est quand même fourni en variétés, selon les inclinations de chacun.
Beaucoup de choix proposés….
Le but du démon, rappelons-nous pour mettre en appétit, c’est de disperser notre attention en dehors la présence de Dieu.
De détourner notre attention par des choses interdites, c’est croustillant, ou tout à fait légitimes et bonnes. Ça marche bien aussi.
Ce fut la porte ouverte pour Ève, à la catastrophe : son premier mouvement, c’est qu’au lieu de jouir de Dieu paisiblement, elle a regardé un fruit séduisant…
Je reviens au menu du diable…
Le plat de résistance.. il est en deux formules.
Les légumes et la viande.
Légumes pour les plus basiques.
C’est d’anesthésier le cerveau par l’actualité lourde.
Et de conduire à la passivité par des chemins trépignants, bien sûr.
On fait plein de choses ou on se plante devant les écrans, on se targue de connaître les dernières avancées de l’IA, ou d’être habile en tel ou tel domaine.
Et en fait on est un mouton qui trace son chemin vers l’abattoir.
Mais qu’est ce qu’on bêle bien !
On devient légume du diable dans notre suffisance….
Mais il propose de la viande, pour les plus évolués.
C’est d’introduire l’erreur dans l’esprit.
D’aiguiser l’orgueil dans l’analyse.
Tactique du diable .
Détacher le cerveau de la lumière de l’Évangile et du Christ.
Présenter comme indigeste la liberté de l’obéissance à l’Église.
Créer la division interne et à l’extérieur.
Fausses révélations mêlées aux vraies.
Briller de belles vérités étincelantes pour détourner de lumières plus profondes.
A certains, les installer dans une piété qui va bloquer l’avancement spirituel de la foi.
Voilà les viandes du démon pour faire rater la cible de la grâce que Dieu nous propose.
Le diable est un imitateur incroyablement agile des grâces surnaturelles.
C’est le maître du mimétisme.
Il est difficile de distinguer un morceau de viande de premier choix avec un morceau de carne.
Mais quand on s’est cassé les dents sur la carne on ne peut plus apprécier le tendron.
Et le dessert …:
Là, le choix se resserre pour le dessert.
Toutes les sauces sucrées du diable ont un même fond.
» C’est moi qui sait mieux que l’Église et c’est moi qui a raison devant Jésus Christ.
Que Dieu me laisse faire, j’arriverai mieux que lui.
D’ailleurs, Dieu est à mon image.
Qu’il me laisse faire. »
Si j’ai mangé les légumes juste avant, je choisis un dessert de plaisir, ou de désespoir.
Je suis englué et je ne m’en sors plus. Dessert sucré mais le démon vampire m’a vidé de ma dignité
Si j’ai pris la viande, le dessert consiste à me retrouver seul dans ma suffisance.
Je m’isole et de toute façon, tous les autres, et parmi ceux ci, Dieu le Père et Jésus Christ n’ont pas à m’en remontrer.
Mon jugement avant tout.
Grand frère Satan est mon exemple.
Tout en sachant que le plus grand nombre a pris un peu de légumes et une part de viande.
Satan tue les âmes avec leur accord progressif.
Je ne sais pas si vous avez déjà rencontré une âme morte…
Elles ne se reconnaissent pas toutes au premier coup d’œil.
Mais avec un peu d’attention on constate qu’elles ont toutes bu le petit digestif de Satan.
Allez… Je vous donne la composition de cette liqueur…
Du mensonge, un tiers de dose.
De la dissimulation plus ou moins fine. C’est là que se trouve la différence, dans la finesse de la dissimulation. Un tiers de dose.
Et encore un tiers : de la révolte contre soi et contre les autres.
C’est toujours la faute des autres avec un désir de vengeance.
Quand vous repérez les trois ingrédients, c’est bon… Vous avez une âme morte.
Quand vous en repérez deux, c’est pas mal; le troisième n’est pas loin, nécessairement.
Certains spécialistes appellent cela les ‘fumées de Satan’.
Je préfère dire ‘le digestif de Satan ́. ‘La signature du démon.’
De toute façon, l’âme est morte et devra passer par une résurrection si Satan n’a pas encore fermé la porte de son royaume derrière elle.
Vous savez donc, chers frères et sœurs, le menu du repas 6 étoiles qui vous conduit direct au coma satanique.
Alors…. Comment préférer le 4 étoiles avec vue sur la mer ?
Le quatre étoiles du Père céleste..
D’abord vous savez que le démon ne peut pas vous gaver directement sans votre consentement.
Comme il utilise les impressions pour tromper votre jugement, deux précautions sont très utiles :
1 – réduire le sel et les piments.
Réduire les excitations.
Réduire les infos.
Réduire les recherches d’émotions.
Réduire les curiosités.
Ça, c’est la première précaution absolument indispensable.
Ça ne suffit pas mais si vous ne vous décidez pas pour un sevrage d’images et d’infos vous êtes un candidat à l’empoisonnement…
Vous pouvez fort bien en cet instant trouver n’importe quel argument contre, n’importe quelle justification, en dehors de cette décision de jeûne de vos appétits, un serveur qui a des cornes est déjà as côtés.
Ça ne suffit pas parce que la dégustation du fruit par Ève a laissé en chacun de nous des dégâts.
Nos blocages, nos traumatismes, nos aveuglements, nos héritages, tous ces papillons de nuit qui gênent notre personnalité et notre liberté, ce sont des fils très faciles pour les manœuvres du démon.
S’il en prend un, il peut nous conduire par les naseaux où il veut.
Donc, pour bien commencer, et ça demande de l’humilité et de la grâce, nous devons faire le choix de guérir de tout ce qui nous gêne. Tout…
De ce qui est évident et visible mais aussi… des loups secrets qui hurlent au fond de nous à certaines heures de la nuit..
Voilà l’apéritif du royaume de la lumière.
On doit prendre de ces deux biscuits.
Et comme par hasard, ça nous ouvre l’appétit à la présence de Dieu.
Ce n’est pas fini… Loin de là.
La carte de l’Église nous donne le plat principal.
Avec son assiette aux trois vertus.
On peut dire qu’on a de quoi se mettre sous la dent.
La foi…. Attention il y a deux sortes de ‘foi’.
La première mentionnée c’est un saupoudrage qui donne un certain goût.
Le diable ne la déteste pas.
Il la met même sur ses fiches pour donner du goût chrétien là où il a mis son poison.
La véritable foi en morceaux, bien solide c’est celle pour laquelle Jésus Christ est mort.
Cette foi amoureuse qui veut attraper Dieu.
Je dirais presque qui veut se le mettre sous la dent.
On veut manger Dieu !
Jusqu’au jour où on se laisse manger par Lui, dans l’éblouissement d’une nuit intérieure délicieuse.
Aucune religion, aucune recette autre que celle de l’Église catholique, je précise bien, catholique, ne peut nous offrir ce plat exceptionnel.
Et le démon le sait bien; à partir de ce choix, la vedette lui échappe.
La foi secrète dans la partie supérieure de notre esprit, que personne ne pénètre… Sauf Dieu… fait toute la différence avec le menu du diable.
Là on commence à déguster.
Je passe rapidement car je pourrais rester des heures à vous vanter les arômes de la grâce de la foi.
Deuxième morceau dans l’assiette divine : la charité.
Alors là, monsieur Satan en perd son tablier.
Il ne comprend rien de rien et reste impuissant.
On lui a donné une recette d’amour faisandé, et il l’emploie à la louche.
Mais la vraie charité, elle l’agace au plus haut point.
Le démon crie, gesticule, mais quand Dieu touche au coeur quelqu’un qui ne pense plus à lui pour resplendir de l’amour de Dieu, ça lui passe devant le nez et il renverse sa casserole de rage.
Et enfin, dans l’assiette, la délicieuse Espérance.
Elle est pure et délicieuse parce qu’elle met fin à toute attirance terrestre.
Elle libère de nos blocages, de nos tendances doloristes sur nous et sur les autres, tous ses tendances a se regarder dont se sert le diable pour rassurer ses candidats à la mort.
Et là, chers frères et sœurs, quand vous avez cette assiette présentée par Jésus Christ sur une nappe rouge, je vous dis pas… C’est le régal et le démon pleure dans son coin avec ses 6 étoiles fictives.
Le repas est un peu long, c’est vrai, mais comment ne pas partager avec bonheur jusqu’au digestif…
Le digestif céleste, déjà apprécié avant la fin du repas,
Je ne veux pas le manquer.
Et le diable, pour une fois, la seule d’ailleurs de toute son éternité malheureuse, baisse les bras. Baisse les ailes, les cornes, je ne sais trop.
En tout cas le Diable baisse son arrogance devant ce digestif qu’il ne peut imiter.
C’est la liqueur des dons du Saint Esprit.
Mais comme vous avez trop manger déjà, je ne vous dis qu’une chose :
Arriver au digestif avec le Bon Dieu, c’est au delà de l’entendement humain et le démon n’y a plus accès.
Ce sont des volutes de parfums et le rire sans fin d’être dans les bras du Père.
Et le diable, très loin derrière la porte grince des dents avec quelques moutons qu’il a piégés. Qui resteront sur leur faim éternellement.
