Eglise Notre-Dame des Sept Douleurs à Villecroze

L’église de Villecroze nous donne une leçon.

Une leçon de vie chrétienne comme l’aime le Christ.

Cet édifice à l’immense et lourd portail nous offre une espace comme l’aimaient les citoyens du 18° siècle.

Quand on compare l’église de Villecroze avec ses sœurs proches, (Tourtour – Salernes – Aups – Ampus… ) on serait tenté presque de la plaindre.

La petite église romane, fille de l’Abbaye de Saint Victor, étant quelque peu décentrée, l’Evêque demanda avec insistance la construction d’un bâtiment au cœur du village.

Nous étions vers 1750, période de pratique religieuse généralisée.

Certainement avait-on besoin d’une plus vaste église, pour contenir la ferveur des villageois…

Mais église bâtie davantage pour l’utilité pratique que par un mouvement gratuit pour la Gloire de Dieu.

Une fille un peu ingrate. Belle ?… pas spécialement. Aux beaux vitraux ?… pas spécialement non plus.

Immense tribune soutenue par deux piliers. Voûtes perchées très haut, une seule nef sans ces sortes de recoins pour trouver l’intimité de la relation spirituelle.

Peu acoustique, Et pour un si grand édifice, une sacristie si petite qu’on a oublié que l’église est habitée par un ou plusieurs prêtres au service de leur Seigneur.

Bien sûr, les statues de saints nous appellent à penser au Ciel, mais  nous aimerions qu’ils nous prennent dans leurs bras.

Or, ils semblent un peu éloignés, ici.

Et pourtant … la leçon est qu’une grande fille maladroite, sans caractère véritable, peut générer une belle sympathie de vie.

C’est l’effet de l’église de Villecroze.

Une communauté vivante habite ici. Une vraie joie de la Bonne Nouvelle en émane.